Grippe aviaire : l'abattage préventif des canards et oies étendu à 290 communes

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Grippe aviaire : l'abattage préventif des canards et oies étendu à 290 communes
Près d'un million de canards ont été abattus depuis le début du mois@ REMY GABALDA / AFP
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Malgré l'abattage d'un million de canards depuis le début du moins, l'épidémie n'est toujours pas enrayée. 

La zone d'abattage préventif des palmipèdes a été étendue pour la troisième fois par le ministère de l'Agriculture, passant à 290 communes du sud-ouest touchées par le virus de la grippe aviaire H5N8, selon un arrêté publié vendredi au Journal officiel.

290 communes touchées. La plupart des communes ajoutées à la liste se situent dans les Pyrénées-Atlantiques (+41, soit 56 communes au total). Le Gers (+6 à 111 communes) et les Landes (+10 à 104 communes) restent toutefois les départements les plus touchés. L'épidémie reste limitée dans les Hautes-Pyrénées (+4 à 19 communes). La mise à jour des communes concernées est fonction de "l'évolution sanitaire depuis le 16 janvier", indique le document.

Une politique d'abattage massif. Repéré fin novembre sur des oiseaux sauvages, le virus H5N8 continue de s'étendre dans les élevages du sud-ouest. La France a lancé le 4 janvier une politique d'abattage massif et préventif de palmipèdes dans la zone, pour tenter d'enrayer l'épidémie de grippe aviaire amenée au départ par les oiseaux migrateurs, et souvent transmise par les déplacements d'animaux d'un élevage à l'autre, ou de matériels et personnels n'ayant pas suffisamment observé les mesures de biosécurité prescrites.

120 millions d'euros de pertes. Mais la crise n'est toujours pas jugulée malgré l'abattage préventif de près d'un million de canards depuis le début du mois. Les producteurs de palmipèdes du sud-ouest seront indemnisés dès mars des pertes provoquées par l'épidémie de grippe aviaire, a promis jeudi le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll. Globalement, les éleveurs ont estimé à 120 millions d'euros les pertes pour l'ensemble de la filière du sud-ouest, qui, avec 3.000 éleveurs et 2.000 gaveurs, représente à elle seule 71% de la production française de foie gras.