Grippe aviaire : des éleveurs se mobilisent sur Facebook

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Grippe aviaire : des éleveurs se mobilisent sur Facebook
Image d'illustration.@ FREDERICK FLORIN / AFP
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"Les canards en colère", voici le nom qu'ont adopté des éleveurs de volaille sur Facebook. Durement touchés par la grippe aviaire, ils veulent faire réagir le gouvernement. 

Les canards en colère. Des éleveurs de volailles, spécialistes du foie gras, se sont mobilisés sur Facebook sous le nom "Les canards en colère" pour rassembler leurs collègues des 18 départements du Sud-Ouest touchés par les mesures gouvernementales de lutte contre la grippe aviaire. Sur Facebook, Lionel Candelon, fondateur du mouvement, a annoncé la rédaction d'une lettre ouverte adressée au ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll. Objectif: obtenir "l'abrogation totale de l'arrêté du 18 janvier 2016 et proposant une nouvelle réunion de TOUS les acteurs de la filière, y compris les plus petits", lit-on dimanche sur Facebook. L'arrêté, qui doit être publié mardi prochain, impose notamment la non production de palmipèdes durant au moins cinq mois.

Des manifestations sont à prévoir. S'il n'est pas retiré, "nous prévoyons de gros mouvement dans le Sud-Ouest. Nous n'avons plus rien à perdre, nous nous battrons jusqu'au bout", a-t-il encore affirmé. "La filière touche 100.000 personnes directement. Les couvreurs ont déjà fermé dans le Sud-Ouest et les gens sont déjà en chômage technique", a-t-il affirmé.

"Aujourd'hui notre mouvement compte 1.634 membres alors qu'on en comptait zéro mardi dernier, a-t-il expliqué. Nous avons créé le groupe mardi midi". "Nous n'avons de bannière ni syndicale ni politique et nous voulons aussi nous battre contre la grippe aviaire qui sévit dans le Sud-Ouest", dit-il.

Négocier avec Stéphane Le Foll. "C'est un mouvement du peuple et je veillerai à ce qu'aucun groupe syndical ne le récupère", a affirmé cet ancien militaire. "Les Canards en colère" veulent s'asseoir à la table des négociations avec Stéphane Le Foll et tous les acteurs concernés" pour trouver une solution, car le ministre, a-t-il dit, "sait qu'il va y avoir des drames sociaux et humains". A