Grippe A : "le premier mort en France, c'est pour très bientôt"

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Grippe A : "le premier mort en France, c'est pour très bientôt"
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Un virologue interrogé par Europe 1 juge que le premier décès en France causé par le virus pourrait intervenir "dans quelques semaines".

Ils sont habitués à faire face aux épidémies de grippe et de gastro-entérite, certes. Mais les médecins généralistes, qui prendront en charge les malades de la grippe A à compter du 23 juillet, en lieu et place des hôpitaux, anticipent d'éventuels débordements, notamment si les cas devenaient plus nombreux que lors des dernières épidémies de grippe saisonnière.

A tel point que des spécialistes s'affolent. Interrogé par Emilie Denêtre, pour Europe 1, le professeur Didier Raoult, virologue à Marseille, estime que "le premier mort de la grippe A, c'est pour très bientôt, une question de semaines" :



Concrètement, à compter de la semaine prochaine, les généralistes devront se contenter de traiter les symptômes, sans procéder aux vaccinations : les 94 millions de doses commandées par l'Etat pour un coût de un milliard d'euros seront prises en charge dans "des centres de vaccination". Les médecins du Samu, de leur côté, se concentreront sur "les cas graves" et "les enfants de moins d'un an", promet la ministre.

"Nous avons au cabinet des masques protecteurs, pour nous et la secrétaire et des masques chirurgicaux (anti projections de gouttelettes infectées) pour les patients et du soluté hydroalcoolique pour les mains", explique le Dr Jean-Claude Soulary de Dechy, près de Douai (Nord). C'est la DDASS qui lui a expliqué où s'approvisionner (masques, etc.) : "Il y a trois lieux dans le département du Nord, il devrait y en avoir plus."

"Les femmes enceintes et les nourrissons sont des sujets fragiles pour lesquels on va être extrêmement vigilant", souligne le Dr Rebeille-Borgella, qui exerce dans un quartier populaire de Lyon. Mais attention, "comme pour les antibiotiques, le Tamiflu (antiviral), ce n'est pas automatique", rappellent les généralistes.