Grippe A : le plan de la Chancellerie critiqué

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Grippe A : le plan de la Chancellerie critiqué
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Le syndicat de la magistrature dénonce des mesures liberticides prévues en cas de pandémie dans le domaine de la Justice.

Le syndicat de la magistrature (SM) a dévoilé jeudi les grandes lignes d’un plan prévu par la Chancellerie en cas de pandémie dans le domaine de la justice. Si une telle situation survenait, les audiences, d’habitude publiques, se dérouleraient systématiquement à huis clos, en présence d’un seul magistrat contre trois actuellement. Par ailleurs, les délais de détention provisoire seraient allongés de 4 à 6 mois.

Pour le SM, classé à gauche, ces mesures sont liberticides et choquantes Matthieu Bonduelle, son secrétaire général, parle de plan totalement disproportionné :



Michèle Alliot-Marie est montée au créneau pour calmer le jeu. "Ce sont des mesures envisagées dans le cas où on serait dans une situation catastrophique, ces mesures n'ont même pas encore été arbitrées", a affirmé la ministre de la Justice. "On a demandé à chacun des ministères (...) de répondre y compris aux cas les plus graves, ce qui encore une fois n'est pas le cas aujourd'hui et sans doute, je l'espère, ne s'appliquera jamais".

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