Grippe A : la France méfiante à l’égard du Royaume-Uni

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Grippe A : la France méfiante à l’égard du Royaume-Uni
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La France a décidé mercredi d'inscrire le Royaume-Uni sur la liste des destinations à risque.

La nouvelle source d’inquiétude du ministère de l’Intérieur vient du Royaume-Uni. Nos voisins d’Outre-Manche étant les plus touchés par la grippe A en Europe avec 600 cas, ils ont été ajoutés à la liste des destinations à risque.

Le ministère invite donc les Français qui se rendent en Grande-Bretagne à prendre le maximum de précautions. Ils doivent être vigilants sur l’hygiène des mains et appeler le 15 en cas de fièvre dans les 10 jours suivant leur retour, comme c’est déjà le cas pour le Mexique notamment.

"L'épidémie n'est pas éteinte , ni en sommeil d'ailleurs", a déclaré Michèle Alliot-Marie mercredi. La ministre de l’Intérieur a ajouté qu’il n’y avait "pas de circulation active du virus ni de forme sévère" en France.

Le comité d'urgence de l'Organisation mondiale de la santé se réunira jeudi pour évoquer la propagation de l'épidémie. Il est sur le point de déclarer l'état de "pandémie" au vu de l'expansion du virus, qui touche déjà plus de 26.500 personnes dans le monde. L’organisation reste toutefois très soucieuse d'éviter une panique injustifiée compte tenu de la virulence relativement faible actuellement du virus.

Le passage en phase 6, niveau maximum d’alerte, signifie "une extension géographique" de la circulation du virus à plusieurs continents "et la présence d'une nouvelle souche sur le plan immunitaire", contre laquelle les gens sont peu ou pas immunisés.

"La pandémie est là", a affirmé mercredi un expert français. Antoine Flahault, le directeur de l'Ecole des hautes études en santé publique, estime qu’une déclaration officielle de passage au niveau six d’alerte doit intervenir "le plus tôt" possible.