Grippe A : Bachelot rassurante sur le cas de Guillain-Barré

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Grippe A : Bachelot rassurante sur le cas de Guillain-Barré
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Le lien de causalité entre cette maladie détectée chez une patiente et le vaccin "n'est pas établi", a assuré la ministre de la Santé.

Une Française, membre du personnel de santé, a développé un syndrome de Guillain-Barré, une maladie rare du système nerveux périphérique, six jours après avoir été vaccinée contre la grippe A. Un premier cas d'effets secondaires sérieux, que les autorités sanitaires considèrent cependant avec beaucoup de prudence.

"On ne peut en aucun cas établir un lien formel entre le fait d’avoir été vacciné et le fait d’avoir présenté un syndrome de Guillain-Barré", a expliqué Carmen Kreft, de l'Agence de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), sur Europe 1. "Le lien de causalité n'est pas établi et est même sérieusement contesté", a renchéri vendredi Roselyne Bachelot. La ministre de la Santé a expliqué que le syndrome de Guillain-Barré "survient en général plus tard, 15 jours à 3 semaines après" la vaccination. La patiente pouvait donc être malade avant d'être vaccinée contre la grippe A. Une "expertise approfondie" de ce cas va être réalisée.

Le syndrome de Guillain-Barré est une maladie rare du système nerveux périphérique qui peut être mortelle dans 5 % des cas, mais dont on récupère complètement le plus souvent. Elle se traduit par une paralysie rapide, débutant le plus souvent au niveau des membres inférieurs puis remontant vers le haut du corps. Chaque année en France, 1.700 à 1.800 cas de syndrome de Guillain-Barré donnent lieu à une hospitalisation, soit 5 par jour. Ils sont notamment liés à la grippe saisonnière.

Concernant le cas suspect détecté, le ministère de la santé a précisé qu'il s’agissait d’une forme modérée qui a "évolué favorablement". Mais cette nouvelle a coïncidé avec le jour du lancement de la campagne de vaccination pour le grand public. Les 1.060 centres spécialement mis en place ont ouvert leurs portes jeudi, avec une faible affluence et dans un climat de méfiance vis-à-vis du vaccin.

Pour tenter de rassurer la population, le ministère de la Santé rappelle que la campagne de vaccination contre la grippe A va faire l'objet d'un programme de surveillance spécifique. Sur le site de l'Afssaps, les professionnels de santé mais aussi les patients peuvent communiquer tous les éventuels effets secondaires repérés. Un bilan récapitulatif sera publié chaque semaine. Il faut "être attentif mais on n'a pas lieu de s'inquiéter", insiste Carmen Kreft, de l'Afssaps.