Grégory : la famille Laroche veut être partie civile

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Grégory : la famille Laroche veut être partie civile
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La justice se prononcera le 3 février sur la recevabilité de la demande de constitution de partie civile de la famille Laroche.

Vingt-cinq ans après, l’affaire Grégory est encore l’occasion d’affrontements entre les familles Laroche et Villemin. La première réclame en effet d’être partie civile. "La chambre d'instruction s'est donné un délai de réflexion et rendra son arrêt le 3 février 2010", a déclaré mercredi Me Thierry Moser, avocat des Villemin, à l'issue d'une audience pendant laquelle a été examinée la recevabilité de la demande.

Thierry Moser dénonce une tentative de "braconner des éléments" d'enquête. L’avocat des parents du petit Grégory, retrouvé mort dans la Vologne en 1984, estime que "Mme Laroche cherche à s'introduire par effraction dans la procédure" :



De son côté, Marie-Ange Laroche, dont le mari a été tué par le père du petit Grégory, qui le soupçonnait d’être l’assassin, a expliqué sa décision par le souci d'"avoir la vérité dans cette affaire et pas une vérité à sens unique". Son avocat, Gérard Welzer, qui défendra mercredi la démarche de sa cliente, affirme que le but est d'éviter que la cour d'appel de Dijon "recommence à instruire de manière non contradictoire à l'égard d'un mort", Bernard Laroche. "Nous avons de mauvais souvenirs de la première instruction menée à Dijon. On ne veut plus laisser faire ça."

La démarche de Marie-Ange Laroche a cependant peu de chances d’être couronnée de succès. Le parquet a en effet requis l'irrecevabilité de sa constitution de partie civile et de celle de ses enfants, invoquant "l'absence de liens proches" entre Grégory Villemin et la veuve de Bernard Laroche.

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