Grasse : mettre des portiques à l'entrée des lycées serait "totalement irréaliste", juge Michel Richard

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Le secrétaire général du syndicat général des personnels de direction de l'Education nationale (SNPDEN) est revenu sur les conséquences à tirer de la fusillade à Grasse.

Il a d'abord salué le sang-froid et le courage du proviseur qui a tenté de s'interposer avec le jeune tireur. Invité vendredi matin sur la matinale d'Europe 1, Michel Richard, secrétaire général du syndicat général des personnels de direction de l'Education nationale (SNPDEN), est revenu sur la fusillade survenue la veille dans un lycée de Grasse.

"Extrêmement difficile d'avoir un contrôle très strict des entrées." Proviseur lui aussi, il a tenu à répondre aux interrogations de certains parents concernant l'entrée d'armes à feu dans un établissement scolaire. "Ce n'est ni un établissement militaire, ni un établissement pénitentiaire", a-t-il rappelé, indiquant que les effectifs des lycées peuvent atteindre jusqu'à 1.500 élèves. Par conséquent, "il est extrêmement difficile d'avoir un contrôle très stricte des entrées, à moins d'obliger les élèves à venir une heure ou une heure et demi avant les contrôles." Pour Michel Richard, mettre en place des portiques à l'entrée des lycées seraient ainsi "totalement impossible et irréaliste".

"Nous n'avons pas de personnel dédié à la sécurité." Pour améliorer la sécurité dans les établissements, le secrétaire généra du SNPDEN plaide, entre autres, pour davantage de moyens humains, comme notamment le recrutement de personnels dédiés à la sécurité. "Aujourd'hui, nous avons des agents d'accueil, des assistants d'éducation, mais nous n'avons pas de personnel dédié à la sécurité", a expliqué le proviseur.