Elan de solidarité à Grande-Synthe

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Deux jours après l'incendie qui a ravagé le camp de Grande-Synthe, il reste encore 1.200 réfugiés à prendre en charge. De nombreux habitants de la région ont spontanément proposé leur aide.

Après l'incendie du camp de Grande-Synthe, c'est un véritable élan de solidarité qui s'est emparé de la région. Alors qu'il reste 1.200 réfugiés à prendre en charge, les habitants ont spontanément apporté leur aide en proposant un café, des tickets restaurant ou même des vêtements.

"Ça pourrait être nous." "Je viens de leur apporter des couvertures, des couettes. Ils ont besoin de baskets, de sous-vêtements pour femme, pour homme. Quand je vois ça, je suis écœurée. Ce sont des êtres humains comme nous. Ça pourrait être nous", confie Annie, qui s'est déplacée jusqu'au gymnase pour venir en aide aux réfugiés.

Des dons encore insuffisants. D'autres préfèrent passer par les associations pour déposer leurs dons. Les associations, justement, piochent dans leurs réserves pour venir en aide aux réfugiés. "L'Auberge des Migrants" a reçu 5.000 euros de dons en une journée, mais ce n'est pas assez pour nourrir le millier de migrants rassemblés dans les gymnase, comme l'explique Margot Bernard : "Idéalement, on aimerait fournir des téléphones à tous les mineurs non accompagnés pour assurer un suivi. On en a compté 120. Ça fait plusieurs centaines d'euros, sachant qu'il y a les familles à compter également. Il y a énormément de choses à prévoir. Il y a les gens du camp de Grande-Synthe mais à Calais, il y en a qui sont déjà dans la rue."

Les associations, qui préparent surtout des duvets et des couvertures, craignent que les migrants s'éparpillent sur le littoral et dorment dans la rue pour tenter de passer vers l'Angleterre. Le gouvernement, de son côté, a demandé aux préfets d'accélérer la mise à disposition de places en Centres d'accueil et d'orientation (CAO).