Grand Ouest : ne vous approvisionnez pas en carburant par précaution

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Grand Ouest : ne vous approvisionnez pas en carburant par précaution
Les files d'attente aux stations service lundi 23 mai. @ DAMIEN MEYER / AFP
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La préfecture a appelé lundi soir les automobilistes à ne pas procéder à "des approvisionnements de précaution" en carburant. 

La préfecture de la zone de défense et de sécurité de l'ouest a appelé lundi soir les automobilistes à ne pas procéder à des "approvisionnements de précaution" en carburant, estimant que "rien ne les justifie", dans un communiqué. Selon la préfecture, la plupart des dépôts du grand ouest, notamment en Bretagne et Normandie, "fonctionnent normalement et sont libres d'accès". Ils "ont connu une activité très élevée ce lundi pour réalimenter le réseau des stations-services", affirme-t-elle.

"Un retour progressif à la normale". Selon le communiqué, quelque 6 millions de litres de carburants ont été livrés par 180 camions sur la seule journée, à partir du dépôts de Vern-sur-Seiche (Ille et Vilaine), près de Rennes. Elle indique également que le dépôt de Lorient (Morbihan) "a livré 5,3 millions de litres soit l'équivalent de 152 camions citernes", tandis les trois dépôts normands ont écoulé 13 millions de litres de carburant, via plus de 300 camions. "Les quantités livrées depuis ces trois principaux dépôts de la zone, très majoritairement du gas-oil, ont été exceptionnellement élevées, ce qui permet d'envisager un retour progressif à la normale pour les stations-services", assure la préfecture.

"Un assèchement rapide". Paradoxalement, souligne-t-elle, "un certain nombre de stations-services rencontrent encore des difficultés" du fait du "comportement des consommateurs qui complètent systématiquement les réservoirs de leurs véhicules dès lors qu'ils ont connaissance qu'une station-service est réalimentée". "Ce comportement entraîne de fait un assèchement rapide des quantités stockées par les stations-services car les consommations sont supérieures, et parfois très supérieures, à la normale", et "créent artificiellement des ruptures dans la délivrance des carburants", déclare-t-elle.