03/01/2018 - 19h16

GPA, PMA, fin de vie : "Il n'y a pas de tabou inscrit dans le marbre", selon Olivier Veran

© LIONEL BONAVENTURE / AFP

Les Français sont prêts à accepter de nouvelles avancées sur la PMA, la GPA et l'euthanasie. C'est l'enseignement du grand sondage publié par le journal La Croix mercredi. "Il n'y a pas de tabou inscrit dans le marbre", souligne sur Europe 1 Olivier Veran, député LREM de l’Isère et rapporteur général de la Commission des Affaires sociales.

"Pas surpris" de l'évolution de l'opinion. Selon l'enquête de l'Ifop, six Français sur dix se disent ainsi favorables à la procréation médicalement assistée (PMA) pour les couples de femmes homosexuelles, 64% au recours à une mère porteuse ou GPA (gestation pour autrui) et 89% à une évolution de la loi sur la fin de vie. S'il ne se dit pas surpris de l'évolution de l'opinion sur ces sujets sensibles, Olivier Veran l'est en revanche de "la capacité des gens à répondre oui ou non à des questions qui sont extrêmement complexes. La question de la GPA par exemple n'appelle pas nécessairement une réponse binaire", observe-t-il.

Entendu sur Europe 1
Il y a une appétence très forte des Français pour pouvoir discuter de ces sujets-là

"J'espère qu'on aura un débat apaisé". D'où l'intérêt, selon lui, d'avoir un débat sur ces questions, alors que s'ouvriront le 18 janvier les états généraux de la bioéthique. "J'espère qu'on aura un débat apaisé", souhaite l'élu, médecin de formation. "Il y a une appétence très forte des Français pour pouvoir discuter de ces sujets-là. Il n'y a pas de tabou inscrit dans le marbre", assure-t-il.

"Débattre n'est pas légiférer". "Par contre, il y a un projet présidentiel : Emmanuel Macron s'est dit pendant la campagne opposé à toute forme de GPA et très favorable à la PMA pour tous les couples de femmes et pour les femmes célibataires. Quant à la loi sur la fin de vie, je pense que pour un sujet de cette importance-là, si initiative il devait y avoir, elle viendrait du gouvernement ou du président de la République", continue Olivier Veran, qui précise cependant que "débattre n'est pas légiférer".