Google lance son outil de suivi de la grippe en Europe

  • A
  • A
Google lance son outil de suivi de la grippe en Europe
Partagez sur :

Vous cherchez des infos sur "la toux" ou "le mal de gorge" ? Google en déduit une estimation de la propagation de la grippe.

Le timing est idéal : aux premiers jours de l’automne, Google.org, la branche philanthropique du géant de la recherche sur le net, a étendu jeudi matin à l’Europe, et notamment à la France, son service de "suivi de la grippe". A l’adresse http://www.google.org/flutrends/fr/, Google propose un outil affirmant mesurer "une estimation de la propagation du virus" de la grippe.

> Comment ça marche ?

Le moteur de recherche scanne et enregistre les requêtes des internautes liées à la grippe. Que vous tapiez "mal de gorge", "toux", ou "symptômes grippaux", Google enregistre votre requête, après l’avoir dûment géolocalisée, grâce à votre adresse IP (le numéro qui identifie chaque ordinateur connecté à Internet).

Postulant que plus le nombre de requêtes est élevé plus les cas de grippes sont nombreux, Google en déduit un nombre de cas de grippe, mis à jour de manière hebdomadaire. Il en construit ensuite une tendance.

"Notre indice a été affiné grâce aux données collectées par le réseau Sentinelles", composé de 1.300 médecins généralistes assurant une activité de veille sanitaire, assurent les services français de Google, interrogés par europe1.fr. Sentinelles, de son côté, explique sur son site internet qu’une "corrélation élevée a été mise en évidence entre la proportion de requêtes comportant le mot grippe et l’incidence de la grippe clinique".

> Quel rapport avec la grippe A ?

Google se targue d’avoir "anticipé" l’apparition de la grippe A "environ dix jours avant son apparition" aux Etats-Unis. Pour autant, aucune tromperie sur la marchandise : Google Flu Trends ne mesure en aucune façon en direct l’épidémie de grippe A (H1N1), et ne le revendique pas.

"Mais quand notre indice s’emballe en plein mois d’août, comme cela a été le cas en France cet année, cela ne peut pas être le fait de la grippe saisonnière classique", affirment les services français de Google.