Gironde : fausse alerte dans un lycée après un appel signalant "trois hommes en djellaba"

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Gironde : fausse alerte dans un lycée après un appel signalant "trois hommes en djellaba"
Un appel a signalé l'intrusion de trois hommes armés dans un lycée de Gironde, lundi.@ DENIS CHARLET / AFP
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Un appel anonyme a déclenché la mise en alerte du lycée de la Mer, à Gujan-Mestras, lundi matin. 

Près de 900 élèves ont été confinés dans leur lycée de la Mer de Gujan-Mestras, en Gironde, lundi matin, après un appel anonyme à la gendarmerie signalant "l'intrusion de trois hommes en djellaba" dans l'établissement. 

Confinés dans le gymnase. Plusieurs véhicules de gendarmerie et de pompiers ainsi que des équipes cynophiles et un hélicoptère de la gendarmerie avaient été dépêchés sur le site, rapportait France 3. Dans un contexte de menace terroriste, ces allégations étaient  "prises très au sérieux", selon la sénatrice-maire de la commune, Marie-Hélène des Esgaulx, interrogée par Sud-Ouest. Les élèves avaient été confinés plusieurs heures dans le gymnase de l'établissement.

"Rien à signaler". "La levée de doute est terminée et il n'y a rien à signaler dans l'établissement", a finalement indiqué la gendarmerie en fin d'après-midi, précisant également que l'appel anonyme évoquait trois hommes porteurs "de djellabas, mais pas d'armes", comme plusieurs médias l'avaient auparavant rapporté. Les 197 internes du lycée ont pu réintégrer les locaux de l'établissement en fin d'après-midi. 

Deuxième alerte. Un autre lycée de Gironde, l'établissement Sainte-Famille Saintonge de Bordeaux, a également dû être évacué lundi matin, après un appel signalant la présence d'une bombe. "Tout doute quant à la possible présence d'objet ou de personne suspect" levé, les élèves ont pu reprendre les cours en début d'après-midi, selon un communiqué de la préfecture de Gironde.

Estimant que la réponse a été "maîtrisée et sereine", le préfet Pierre Dartout a condamné "les appels malveillants à l'origine de ces deux alertes qui ont mobilisé d'importants moyens, dans le contexte de l'état d'urgence où les gendarmes et policiers sont déjà très fortement sollicités, et qui ont déstabilisé le fonctionnement de ces établissements scolaires."