Gestion d'Irma : le gouvernement acceptera "volontiers" une commission d'enquête parlementaire

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Gestion d'Irma : le gouvernement acceptera "volontiers" une commission d'enquête parlementaire
Gérard Collomb estime que dès le départ, le gouvernement a pris "les bonnes décisions" sur la gestion de l'ouragan Irma.@ STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
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Le ministre de l'Intérieur a répondu lundi aux critiques adressées au gouvernement sur la gestion de l'ouragan Irma. 

Le gouvernement acceptera "volontiers" une commission d'enquête parlementaire sur la gestion de l'ouragan Irma, a indiqué lundi le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, alors que la ministre des Outre-mer Annick Girardin mettait elle en garde contre les critiques "déplacées". Dimanche, le chef de file des Insoumis Jean-Luc Mélenchon a proposé une commission d'enquête parlementaire "pour savoir si l'on a prépositionné des forces militaires et civiles en nombre suffisant". Le député LR Eric Ciotti a fait une proposition similaire, reprochant un "défaut d'anticipation" et "une défaillance de l'Etat".

Collomb défend de "bonnes décisions". "Nous, nous sommes pour l'évaluation, et donc nous acceptons volontiers une commission parlementaire", a déclaré le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb sur France 2, après les critiques de tous bords politiques sur la gestion de l'ouragan. "Ils verront combien les équipes étaient mobilisées", a répondu Gérard Collomb, se disant confiant que "dès le départ", le gouvernement avait pris "les bonnes décisions". "Aujourd'hui on pense que le temps est à la construction. Toutes celles et tous ceux qui veulent aider, si (...) M. Mélenchon, M. Ciotti, veulent lancer un grand appel à la reconstruction de l'île, qu'ils veulent aider les élus de l'île, nous sommes tout à fait d'accord", a-t-il aussi dit. 

Girardin répondra aux questions. Interrogée sur France Inter depuis Pointe-à-Pitre, la ministre des Outre-mer Annick Girardin a pour sa part affirmé qu'elle répondrait aux questions si une commission parlementaire était "souhaitée". "En tant que ministre, je suis là pour répondre à leurs questions, je le ferai, mais j'espère qu'il n'y aura pas des polémiques qui ne serviront à rien", a-t-elle dit. "L'Etat doit rendre des comptes, quand il y a des questions c'est le rôle des parlementaires de les poser (...) je respecte leur position, mais il y a certaines critiques qui aujourd'hui sont un peu déplacées", a-t-elle estimé.