Gaspillage alimentaire : un Français va traverser l’Atlantique en pédalo… et se nourrir exclusivement de produits périmés

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Gaspillage alimentaire : un Français va traverser l’Atlantique en pédalo… et se nourrir exclusivement de produits périmés
Le Français va se nourrir seulement de produits a priori périmés (illustration).@ AFP
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Baptise Dubanchet va relier Paris à New York et se nourrir exclusivement de produits périmés lors de son périple, pour montrer que les aliments a priori périmés sont encore comestibles.

Il veut alerter l'opinion sur le gaspillage alimentaire. Un Français va traverser seul l'océan Atlantique en pédalo et se nourrir exclusivement de produits alimentaires périmés, rapporte dimanche France Bleu. Baptiste Dubanchet va entamer son périple le 6 janvier prochain, et relier Paris à New York, en vélo puis en pédalo : pendant trois mois, l'aventurier se nourrira d'aliments périmés pour montrer qu'ils sont encore comestibles.

Des lentilles de 2008, du riz de 2011... Dans son panier, Baptiste Dubanchet va emmener uniquement des produits dont la "date limite d'utilisation optimale" (DLUO) est dépassée : des lentilles de 2008, du riz de 2011, voire du miel des années 1960. Et il assure ne rien risquer pour sa santé : "Dans le langage courant, "périmé" veut dire "dès que la date est dépassée". Mais avec ce projet, on veut montrer qu'il a des produits qui ne seront jamais avariés, qui ne nous rendrons jamais malade tant qu'ils sont bien conservés. Les dates de péremption ne servent à rien, sinon à accroître le gaspillage alimentaire. Le miel, les lentilles, les céréales, la farine on peut encore les manger des décennies plus tard", assure le jeune homme de 28 ans.

Supprimer les DLUO. Outre l'opération coup de poing, le projet va aussi proposer des solutions pour lutter contre le gaspillage alimentaire : Baptiste Dubanchet va lancer une pétition pour changer "radicalement" voire supprimer l'étiquetage des DLUO sur les aliments, et promouvoir la lyophilisation des produits pour les conserver plus longtemps. Le projet anti-gaspillage est financé par un appel aux dons sur Internet. La récolte est toutefois encore loin d'être fructueuse puisque 2.500 euros de dons ont été faits sur les 10.000 espérés.