Gare de Lille-Flandres : blocage des voies, les passagers descendent

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Gare de Lille-Flandres : blocage des voies, les passagers descendent
Le blocage des voies par des cheminots a poussé des passagers à descendre des trains en amont des quais.@ AFP
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Une trentaine de cheminots ont brûlé des pneus et des torches sur les voies à environ 300 m des quais vers 7h30, jeudi, selon la direction de la SNCF et la CGT. 

Le trafic en gare de Lille-Flandres a été fortement perturbé jeudi matin après le blocage des voies par des cheminots qui a poussé des passagers à descendre des trains en amont des quais, a-t-on appris de sources concordantes. Une trentaine de cheminots ont brûlé des pneus et des torches sur les voies à environ 300 m des quais vers 7h30, selon la direction de la SNCF et la CGT. 

"On s'y attendait". Ce dernier syndicat indique cependant ne pas avoir appelé à cette action, affirmant qu'à sa connaissance aucun de ses adhérents n'y a participé. "Mais on sait très bien qu'à un moment donné, lorsqu'un conflit dure depuis longtemps, les positions se durcissent. On s'y attendait, au vu de la position du gouvernement et de la malhonnêteté avec laquelle la direction gère ce conflit", explique Arnaud Daussy, secrétaire général CGT cheminots de Lille. Selon la direction, cette action a été conduite par des "représentants syndicaux", sans pouvoir dire de quel mouvement il s'agissait.

Les sonnettes d'alarme actionnées. Alors que les manifestants étaient "dispersés" par le personnel SNCF, selon la direction, des passagers de deux des trois trains bloqués en gare, bientôt rejoints par ceux du troisième, sont alors descendus le long des voies pour rejoindre les quais, après avoir actionné les sonnettes d'alarme pour l'ouverture des portes, et "malgré l'interdiction des contrôleurs par haut-parleur".

"Après 45 minutes bloqué dans le train, je suis descendu, nous en avions marre d'attendre", raconte sur place Jonathan, 20 ans, étudiant en BTS à Armentières, près de Lille. Il venait prendre sa correspondance à Lille-Flandres en provenance de Béthune (Pas-de-Calais) et attendait toujours, peu avant 9h30, une solution de substitution, lorsque l'annonce par haut-parleur d'une reprise progressive du trafic a été faite.