"Garde nationale" : des réservistes de père en fils

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TÉMOIGNAGES - Christophe, 51 ans, s'est engagé chez les réservistes il y a douze ans. Et a transmis son engagement à son fils, Gauthier.

Les déplacements présidentiels se suivent et, avec eux, les symboles. François Hollande se rend jeudi à l'école de gendarmerie de Tulle, où sont accueillis celles et ceux qui ont choisi de devenir réservistes. Ces 84 stagiaires, 53 garçons et 31 filles, veulent tou(te)s intégrer la garde nationale, relancée par le président au lendemain de l'attentat de Nice. Alors que le gouvernement espère parvenir à composer une réserve de 84.000 personnes d'ici à 2019, les engagements se font de plus en plus nombreux

"Mon pays m'a beaucoup donné". Pour certains volontaires, c'est une histoire de famille. C'est le cas, par exemple, de Christophe. Il y a douze ans, ce journaliste dans l'agriculture a décidé de devenir réserviste. Aujourd'hui, à 51 ans, il est déjà parti deux fois en Opex (opération extérieure) au Tchad et au Liban, fusil au poing, aux côtés des militaires. "Le sens de mon engagement, c'est ça : j'arrive à un âge où je sais que mon pays m'a beaucoup donné et [je me demande] ce que moi, je peux lui rendre", explique Christophe. Pour lui, la question ne s'est pas posée très longtemps : il lui fallait "faire de la réserve". 

Quatre générations de militaires. Une envie transmise à son fils, Gauthier. À 17 ans, alors qu'il aurait dû réviser son baccalauréat pendant les vacances de Pâques, ce dernier est devenu réserviste à son tour. Actuellement en mission dans le Sud-ouest de la France, Gauthier représente désormais "la quatrième génération de militaires dans la famille". "Mon arrière-grand-père a fait Verdun, mon grand-père a fait l'Algérie, mon père a fait des Opex et moi, ce n'était pas un devoir familial mais quelque chose qui me tenait à cœur", raconte le jeune homme.

Il reste néanmoins difficile de concilier vie militaire et vie civile. En décembre dernier, Christophe a ainsi dû renoncer à une opération au Sahel. Les employeurs ont en effet parfois du mal à laisser partir leurs salariés en mission au-delà des cinq jours prévus par la loi.