Gagner sa vie avec un bac: une rémunération proche du CAP/BEP, voire moins

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Gagner sa vie avec un bac: une rémunération proche du CAP/BEP, voire moins
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Gagner sa vie avec seulement un baccalauréat en poche débouche sur une rémunération tendant à se rapprocher de celle des titulaires de CAP ou BEP, voire à être inférieure par rapport à certains CAP ou BEP demandés dans l'industrie, indique une étude publiée le 17 juin par l'Insee.

Alors que les deux tiers des jeunes sortis récemment de formation initiale possèdent le baccalauréat, "la rémunération des jeunes bacheliers tend à se rapprocher de celle des titulaires de CAP ou d'un BEP parmi les jeunes générations, accréditant l'idée d'un déclassement ou d'une dévalorisation du baccalauréat", soulignent les auteurs d l’étude.

En 2007, le salaire mensuel net médian des jeunes ayant cessé les études au baccalauréat étaient de 1.170 euros, celui des titulaires de CAP ou BEP de 1.110 euros et celui des jeunes peu diplômés de 1.060 euros, ajoutent-ils. Le salaire médian signifie que 50% des bacheliers gagnaient moins de 1.170 euros et 50% gagnaient plus. Le Smic était à l'époque d'environ 1.000 euros.

"Le niveau des salaires et des emplois dépend moins qu'autrefois du niveau de diplôme en début de vie active, mais il varie sensiblement selon la spécialité de formation (...) Ainsi les jeunes qui possèdent un baccalauréat dans les services ont un salaire médian (1.100 euros) inférieur à celui des titulaires de CAP ou BEP en production (1.200 euros)", poursuivent les auteurs. L'étude est réalisée avec la Dares (service statistiques du ministère de l'Emploi), la DEPP (direction de l'évaluation) et le Céreq (Centre d'études et de recherches sur les qualifications).

"Parmi les diplômés de l'enseignement supérieur court et les bacheliers sortis de formation initiale au début des années 1990, certains peinent encore en 2007 à trouver des emplois qualifiés" (cadres, professions intermédiaires), poursuit l'étude. "La proportion d'emplois non qualifiés a fortement progressé chez les jeunes bacheliers, passant de 11% à 29% entre 1990 et 1997", note-t-elle, relevant que "à niveau de formation donné, toutes les générations occupent des emplois moins qualifiés en 2007 qu'en 1983", une dégradation datant des années 1990.