Frères tués par balle à la Grande Borne : les deux suspects placés en détention

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Frères tués par balle à la Grande Borne : les deux suspects placés en détention
La Grande Borne est considérée comme l'une des cités les plus difficiles d'Ile-de-France@ CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP
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Les deux hommes suspectés d'être impliqués dans la mort par balle de deux frères, ont été placés en détention provisoire dimanche.

Deux hommes soupçonnés d'être impliqués dans la mort par balle de deux frères dans la cité de la Grande Borne, jeudi à Grigny (Essonne), ont été placés en détention provisoire, a indiqué dimanche le procureur d'Évry.

Des versions contradictoires sur le déroulement des faits. Âgés de 20 et 22 ans, les deux suspects ont été mis en examen pour assassinats par un juge d'instruction, a précisé Éric Lallement, ajoutant que "la motivation de ce crime reste à préciser". Le premier avait été interpellé sur place par la police, après avoir été frappé par un groupe de personnes après les tirs. Le second s'était réfugié à Béziers (Hérault) avant de se rendre aux autorités dès le vendredi. 

S'ils ont reconnu leur présence sur les lieux juste avant la commission des faits, les deux hommes ont présenté "des versions contradictoires" sur leur déroulement, avait rapporté Éric Lallement samedi dans un communiqué.

Une cité très difficile. Les deux victimes, touchées à la tête, étaient connues des services de police, l'une pour des faits de "recel", "rébellion", "outrages", "vol" et "conduite sans permis", l'autre pour "vol", "violences", "détention de produits stupéfiants" et "conduite sans permis". La Grande Borne - 11.000 habitants sur les 28.000 que comptent Grigny - est considérée comme l'une des cités les plus difficiles d'Ile-de-France.

En lisière de la cité, le 8 octobre 2016, deux véhicules de police avaient été pris d'assaut par un groupe d'individus cagoulés et munis de 13 cocktails Molotov. Deux policiers avaient été gravement brûlés et deux autres plus légèrement. Après cette attaque, qui avait eu un immense retentissement et déclenché une fronde inédite dans la police, le gouvernement avait renforcé les effectifs policiers en Essonne.