Un militaire français tué dans une explosion au Mali

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Un militaire français tué dans une explosion au Mali
Fabien Jacq a notamment servi au Liban, en Afghanistan et au Mali.@ SIRPA / AFP
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Le maréchal des lofis-chef Fabien Jacq était engagé dans l'armée depuis 9 ans.

Une mine a coûté la vie vendredi à militaire français dans le nord du Mali. "Le Président de la République a appris avec émotion la mort la nuit dernière d'un sous-officier du 515ème régiment du train de la Braconne", déplore un communiqué de l'Élysée. Le ministère de la Défense précise qu'il s'agit du maréchal des logis-chef Fabien Jacq. Engagé dans l'armée depuis neuf ans, il avait servi au Liban, en Afghanistan, et une première fois au Mali en 2013

L'explosion s'est produite au passage d'un véhicule d'un convoi qui faisait route vers le nord-est du pays. Un autre soldat a été blessé et trois autres "commotionnés", selon le ministère de la Défense. Le décès de Fabien Jacq porte à 16 le nombre de militaires tués depuis le début en janvier 2013 de l'opération Serval au Mali, poursuivie en l'élargissant au Sahel sous le nom d'opération Barkhane à partir d'août 2014.



Une attaque d'Ansar Dine. Le groupe djihadiste Ansar Dine du Malien Iyad Ag Ghaly, lié à Al-Qaïda, a revendiqué l'attaque sur les réseaux sociaux, affirmant, sans plus de précisions, qu'elle avait eu lieu à 60 km de Kidal. La nature du déclenchement de la mine - à distance ou pas - n'a pas encore été déterminée par l'état-major français.

Des territoires encore aux mains des djihadistes. Les dernières victimes françaises au Mali remontaient au mois d'avril, quand trois soldats avaient été tués par l'explosion d'une mine au passage de leur véhicule blindé, à l'approche de la ville de Tessalit, également dans le nord du pays. Six soldats français ont pour leur part été blessés légèrement dans des conditions similaires le mois dernier.

Les groupes djihadistes qui avaient pris le contrôle du nord du Mali en ont été en grande partie chassés à la suite de l'intervention militaire française Serval en 2013. Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et de l'ONU (Minusma). Un accord de paix censé isoler définitivement les djihadistes a été signé en mai-juin 2015, mais son application accumule les retards. Les forces françaises veulent profiter de la fin de la saison des pluies pour accentuer leur pression.