Firminy : une seconde autopsie écarte une bavure policière

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Firminy : une seconde autopsie écarte une bavure policière
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Une information judiciaire contre X pour "homicide involontaire" a été ouverte vendredi après le décès d'un homme de 21 ans en garde à vue.

Le parquet de Saint-Etienne a ouvert vendredi une information judiciaire contre X pour "homicide involontaire", après le décès d’un jeune homme retrouvé pendu dans un commissariat de l'agglomération stéphanoise. "J'ouvre cette information judiciaire pour établir s'il y a eu ou non un défaut de surveillance durant la garde à vue de Mohamed Benmouna", a expliqué le procureur de la République de Saint-Etienne, Jacques Pin.

La deuxième autopsie du corps de Mohamed Benmouna "confirme l'absence de trace de violence", a indiqué vendredi soir le parquet de Saint-Etienne. Jacques Pin a précisé que "les traces relevées sur son cou sont compatibles avec une pendaison". Ce second compte-rendu est conforme avec le résultat de la première autopsie.

Le procureur de Saint-Etienne avait ordonné une nouvelle autopsie du corps du jeune homme de 21 ans pour s'entourer "d'un maximum de précautions" et répondre au désir de la famille.

A la suite de la première autopsie, qui n'avait révélé "aucune trace de violence", le parquet avait écarté "la thèse de la bavure policière". La famille de Mohamed Benmouna a déposé plainte contre X, jeudi, demandant "que la lumière soit faite sur cette affaire". Elle ne croit pas à l'hypothèse du suicide.

La mort du jeune homme en garde à vue a déclenché des violences à Firminy, dans la banlieue stéphanoise, depuis mardi soir. Elles ont culminé avec l'incendie du centre commercial du quartier, ravagé par les flammes dans la nuit de jeudi à vendredi. Le maire de la commune, Marc Petit (PCF), a déclaré vendredi avoir reçu l'assurance du ministre de l'Intérieur qu'un "dispositif de sécurité exceptionnel" serait mis en place dès vendredi soir.

Le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, a expliqué vendredi sur Europe 1 que des renforts avaient été mis en place. "Les forces de sécurité […] resteront tant que le calme ne sera pas revenu", a-t-il ajouté :