Face aux "menaces", le chef d'état-major des armées veut plus de moyens

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Face aux "menaces", le chef d'état-major des armées veut plus de moyens
Le général Pierre de Villiers est le chef d'état-major des armées. Il est aussi le frère de l'homme politique Philippe de Villiers. @ PATRICK KOVARIK / AFP
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Au surlendemain de l'attentat au camion-bélier à Berlin, le chef d'état-major des armées réclame un effort budgétaire. 

Le chef d'état-major des armées (CEMA) réclame plus de moyens. Dans une interview accordée mercredi au journal Les Echos, le général Pierre de Villiers plaide pour un effort budgétaire accru en matière de défense, soulignant qu'"on ne gagne pas une guerre sans effort de guerre".

"Rester capable d'assurer la protection des Français". Au surlendemain de l'attentat au camion-bélier qui a fait 12 morts lundi soir à Berlin, le CEMA signe une tribune dans le quotidien économique où il demande "une hausse progressive du budget de la défense" pour atteindre les 2% du PIB, contre 1,77% actuellement. Il s'agit de "rester capable d'assurer, dans la durée, la protection de la France et des Français face au spectre complet des menaces", écrit-il. "Il faut comprendre que le moindre décalage de cohérence entre les menaces, les missions et les moyens s'apparente au grain de sable qui grippe le système et conduit à la défaite", ajoute le général de Villiers, frère par ailleurs de l'homme politique Philippe de Villiers.

De Villiers salue le "volontarisme" de Jean-Yves Le Drian. Saluant la fin de la "tendance baissière des trente-cinq dernières années", rendant hommage au "volontarisme" du ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, le général estime que "désormais, pour les armées, cet effort doit se traduire par une hausse progressive du budget de la défense pour rejoindre la cible de 2% du PIB, avant la fin du prochain quinquennat". L'effort demandé "ne pourra être ni allégé ni reporté, en dépit de la complexité de l'équation budgétaire étatique prévisionnelle", fait-il valoir en ajoutant en guise de conclusion : "le prix de la paix c'est l'effort de guerre".

Le projet de budget de la Défense pour 2017 s'élève à 32,7 milliards d'euros, à 1,77% du produit intérieur brut (PIB), ce qui marque une stabilité par rapport à 2016. La France s'est engagée à le porter à 2% du PIB d'ici 2025 dans le cadre de l'Otan.