Extension de Roland-Garros : la justice autorise la reprise des travaux

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Extension de Roland-Garros : la justice autorise la reprise des travaux
@ JACQUES DEMARTHON / AFP
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la Fédération française de tennis devra néanmoins attendre une autre décision de justice avant de pouvoir reprendre les travaux d'extension de Roland-Garros, sur le site classé des Serres d'Auteuil.

Une décision de justice a autorisé vendredi la reprise des travaux d'extension de Roland-Garros sur le site classé des Serres d'Auteuil, travaux que les héritiers de l'architecte du jardin tentaient d'empêcher. La 3e chambre civile du tribunal de grande instance de Paris a "rétracté" une ordonnance rendue le 6 octobre, comme le demandait la Fédération française de tennis (FFT), qui peut dès lors reprendre les travaux. La FTT pourrait toutefois attendre une nouvelle décision de justice attendue la semaine prochaine avant de relancer le chantier.

Des serres construites entre 1980 et 2001. Lors d'une audience jeudi, la Fédération avait dénoncé une "manipulation", ou au moins "un mensonge par omission" des requérants qui avaient demandé l'arrêt des travaux en urgence en laissant croire que les serres historiques, construites par l'architecte-paysagiste Jean-Camille Formigé (1845-1926), étaient sur le point d'être détruites, alors que "les travaux visent des serres modernes, construites dans les années 1980 et en 2001", selon ses avocats.

Une "atteinte au droit d'auteur" ? Dans son ordonnance de vendredi, la 3e chambre explique que l'audience a permis au juge de prendre connaissance "du fait que les parcelles sur lesquelles doivent avoir lieu les travaux litigieux ne concernent qu'une partie des jardins et des serres et que les serres visées par la destruction ne dataient pas de l'époque de l'architecte Formigé mais ont été construites à une époque récente". "L'atteinte au droit d'auteur de Jean-Camille Formigé sur ces serres est donc sérieusement contestable", pour le tribunal, qui relève également que les héritiers Formigé ont eux-mêmes retardé l'examen au fond de cette affaire en engageant des recours.

Un court de 5.000 places. "Cette décision correspond en tout point à nos demandes, cela montre bien qu'il y a eu manipulation", a déclaré Me Julien Guinot-Deléry, un des avocats de la FFT. Après une décision favorable du Conseil d'Etat le 3 octobre, la FFT avait repris les travaux interrompus pendant six mois. La Fédération veut construire un court semi-enterré de 5.000 places aux abords immédiats des serres historiques.