Excès de vitesse : la fin de l'impunité des plaques monégasques ?

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Face au nombre d'excès de vitesse commis sur les routes françaises par des voitures immatriculées à Monaco, la justice a décidé de hausser le ton.

S'ils étaient immatriculés en France, ils n'auraient plus de permis depuis longtemps. En deux ans, 400 automobilistes monégasques ont collectionné les flashes. Au moins 13.000 excès de vitesse, principalement dans les Alpe-Maritimes. Le record est plutôt impressionnant : 384 infractions pour la même voiture, en 2016.

Impossible de transmettre les amendes. Problème : à Rennes, où sont centralisées les amendes automatiques, on n'a pas accès au fichier des cartes grises monégasques, alors que ce type d'accord existe avec 14 pays européens. Le procureur Nicolas Jacquet a donc décidé de demander à la principauté de collaborer pour en finir avec ces abus. "Ce sont des véhicules très souvent contrôlés dans des excès de vitesse extrêmement importants. Il s'agit de la sécurité de nos concitoyens", tonne l'avocat. "L’objectif est de faire en sorte que ce comportement cesse, notamment ce sentiment d'impunité", affirme-t-il. 

Vers le tribunal correctionnel ? La première année, Monaco a identifié et rappelé à l'ordre ses administrés fous-du-volant, mais 37 d'entre eux étaient à nouveau au palmarès peu glorieux des chauffards l'année suivante sur les routes françaises. Cette fois-ci, le Rocher a accepté de livrer les noms à la justice française. Les amendes devraient donc pleuvoir, avec peut-être même des condamnations devant le tribunal correctionnel.