Évacuation de la "Jungle" : le Contrôleur des prisons envoie des observateurs

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Évacuation de la "Jungle" : le Contrôleur des prisons envoie des observateurs
Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a estimé lundi en début de matinée que l'opération se déroulait dans le "calme" et la "maîtrise".@ PHILIPPE HUGUEN / AFP
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"Afin de s'assurer du respect des droits fondamentaux" lors de l'opération de démantèlement de la "Jungle" de Calais, une équipe de contrôleurs a été envoyée sur place pour suivre le processus.

Le Contrôleur des prisons, Adeline Hazan, a annoncé lundi l'envoi d'une équipe de contrôleurs pour suivre l'évacuation de la "Jungle" de Calais, qui vient de commencer, "afin de s'assurer du respect des droits fondamentaux".

Placement en rétention en cas de refus. Dans un communiqué, elle rappelle que les 6.000 à 8.000 personnes vivant jusqu'ici dans le plus grand bidonville de France pourraient, pour un "nombre indéterminé" d'entre elles, faire l'objet d'interpellations et de placements en rétention. Les migrants qui refuseraient de quitter la "Jungle" pour rejoindre l'un des "centres d'accueil et d'orientation" disséminés dans toute la France s'exposent, une fois l'opération terminée, à ces mesures qui le plus souvent débouchent sur une expulsion.

Observation des lieux et des conditions. Il s'agit pour Adeline Hazan de "s'assurer du respect des droits fondamentaux des personnes qui se retrouveraient privées de liberté" à l'occasion de l'énorme opération de démantèlement. Les contrôleurs qu'elle envoie "seront chargés de visiter tous les locaux et lieux de passage par lesquels peuvent être amenés à transiter, à être gardées à vue, retenues ou hébergées les personnes" évacuées. Ces observateurs pourront également "embarquer dans les moyens de transport" avec des migrants.

Nombreuses ONG sur place. Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a estimé lundi en début de matinée que l'opération se déroulait dans le "calme" et la "maîtrise". Cette évacuation doit permettre d'en finir avec le bidonville né il y a 18 mois et habité par des réfugiés venus pour la plupart d'Afghanistan, du Soudan ou d'Erythrée, avec le rêve de traverser la Manche pour gagner la Grande-Bretagne. Elle se déroule sous le regard de nombreuses ONG ainsi que du Haut-commissariat aux réfugiés (HCR) des Nations unies, favorable au démantèlement du campement.