Euro 2016 : cinq choses à savoir sur le dispositif de sécurité

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Euro 2016 : cinq choses à savoir sur le dispositif de sécurité
Pas moins de 16 points de pré-filtrage seront mis en place pour protéger la fan zone de la tour Eiffel, située sur le Champ de Mars, à Paris. @ AFP
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A l'approche du coup d'envoi de l'Euro de football, vendredi, Europe 1 fait le point sur les mesures de sécurité déployées sur l'ensemble du territoire. 

A J-4 du lancement de l'Euro de football 2016, Michel Cadot, le préfet de police de Paris a indiqué, lundi lors d'une conférence de presse, un renfort de 3.000 hommes dans la capitale dès le lancement du championnat, vendredi. "Et ce chiffre croîtra à partir de la mi-juin", avec l'arrivée d'une promotion toute fraîche de gardiens de la paix. Alors que le coup d'envoi approche, Europe 1 en profite pour faire le point sur le dispositif drastique mis en place pour assurer la sécurité des millions de spectateurs attendus pour l'occasion.

1) 3.000 policiers en sus à Paris. A Paris et dans la petite couronne, le gouvernement a finalement débloqué des effectifs supplémentaires pour garantir la sécurité durant le championnat. 3.000 fonctionnaires de police seront ainsi affectés "en sus des 10.000" déjà présents en Ile-de-France a indiqué le préfet de police Michel Cadot, lundi, qualifiant le climat actuel de "période de tension et de forte exigence sécuritaire".

2) Près de 80.000 agents du ministère de l'Intérieur mobilisés. Sur l'ensemble du territoire français, ils seront donc 45.000 policiers (42.000 initialement prévus, auxquels s'ajoutent les 3.000 supplémentaires à Paris) et 30.000 gendarmes mobilisés pour assurer la sécurité des millions de supporteurs qui comptent suivre l'Euro pendant un mois. A ces policiers – dont 13.000 à Paris - et gendarmes s'ajouteront plus de 5.000 agents de sécurité civile, dont 2.500 pompiers et 300 démineurs. Mais aussi des agents de sécurité privée, au nombre de 13.000. En outre, une partie des militaires de l'opération Sentinelle "seront spécifiquement affectés à la sécurisation", notamment dans les principales infrastructures de transports, avait indiqué le ministre de l'Intérieur dans son discours de présentation du dispositif, le 25 mai dernier.

3) Des points de pré-filtrage aux abords des stades et fan zones. Elles sont au cœur des préoccupations. Afin d'assurer la sécurité des fan zones, espaces officiels où seront accueillis des milliers de supporteurs, des points de pré-filtrage vont être instaurés. Pour exemple, la fan zone de la tour Eiffel, qui accueillera jusqu'à 92.000 personnes, comptera 16 points de pré-filtrage, avant six entrées. A l'intérieur du périmètre où se réuniront les supporteurs, 700 agents de sécurité privés et volontaires travailleront à rendre la circulation au sein de celle-ci la plus fluide possible. Les voitures seront aussi interdites aux alentours de cette fan zone, parkings souterrains compris.

Même mesure de filtrage en amont pour les stades qui doivent accueillir au total 2.5 millions de spectateurs. Le Stade de France, par exemple, comptera huit zones de pré-filtrage, en sus de six points d'entrée dans le périmètre. Le Parc des Princes, lui, aura 25 point de pré-filtrage et cinq points d'entrée dans le périmètre. "A l’extérieur des stades, des effectifs de police et de gendarmerie seront pré-positionnés à la périphérie des enceintes, pour y assurer l’ordre public et être en mesure d’intervenir dans les stades", indique le site du gouvernement.

4) Fouilles et palpations systématiques. Les "palpations systématiques", existant déjà à l'entrée des stades, seront également effectuées dans les fan zones avec possibilité de les "compléter par des moyens de détection" (de métaux, par exemple). "Les fan zones seront des sites nécessairement clos, vidéo-protégés et aux accès contrôlés de sorte que tout spectateur y pénétrant aura préalablement fait l’objet de palpations de sécurité et d’une inspection visuelle des effets transportés", a assuré Bernard Cazeneuve, le 25 mai dernier.

5) Une cellule d’analyse des risques fonctionnant 24h/24. Enfin, une cellule d'analyse des risques "rassemblant aussi bien les acteurs concourant au renseignement intérieur et extérieur que ceux œuvrant en matière de sécurité publique", sera activée en continu 7 jours sur 7. Elle aura pour but d'évaluer en temps réel l'état des risques et de la menace avant chaque rencontre et sur les lieux de matches eux-mêmes.