Égalité professionnelle : deux entreprises mauvaises élèves épinglées par la secrétaire d'État

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Égalité professionnelle : deux entreprises mauvaises élèves épinglées par la secrétaire d'État
Marlène Schiappa a placardé sur la porte de son secrétariat d'État les noms des deux entreprises qui ont boudé la séance de rattrapage.@ CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP
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Deux entreprises situées en bas du classement de l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes ont refusé de participer à une journée de sensibilisation au secrétariat d'État dédié.

La secrétaire d'État à l'égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, a épinglé mardi Maurel et Prom et Sartorius Stedim Biotech, deux sociétés classées au bas d'un baromètre annuel de féminisation des entreprises, absentes remarquées à une "sensibilisation" à l'égalité professionnelle organisée par le gouvernement. La compagnie pétrolière Maurel et Prom, et le fournisseur de services pour l'industrie biopharmaceutique, Sartorius Stedim Biotech (SSB), étaient absents "malgré des invitations réitérées", a souligné Marlène Schiappa lors d'une conférence de presse.

Séance de rattrapage. Conformément à sa promesse, elle a dévoilé leurs noms publiquement puis les a affichés sur la porte d'entrée du secrétariat d'État, à Paris. Chaque année, le baromètre du cabinet Ethics and Boards classe les entreprises du SBF 120 (les sociétés des bourses françaises) les plus vertueuses en matière de féminisation de leurs instances dirigeantes et de politique en matière de mixité. Pour offrir une séance de rattrapage aux dix d'entre elles les plus mal classées, le secrétariat d'État a organisé dans ses locaux une demi-journée de "sensibilisation à l'égalité" professionnelle et salariale entre les femmes et les hommes.



Le "devoir" des pouvoirs publics. Les représentants des huit entreprises qui ont accepté l'invitation ont eu un temps d'échange avec trois entreprises jugées "exemplaires" (Carrefour, L'Oréal et la société foncière Gecina, en tête du baromètre 2016), avec le Conseil supérieur de l'égalité professionnelle pour un rappel des obligations légales, et avec une spécialiste en innovation sociale. "Il est du devoir des pouvoirs publics d'être du côté des femmes mais aussi aux côtés des entreprises pour avancer", a expliqué Marlène Schiappa, soulignant que cette initiative "inédite" à vocation à se répéter. 

Depuis fin 2012, les entreprises n'ayant pas négocié des accords ou présenté des plans d'action afin de faire progresser l'égalité sont passibles de sanctions financières pouvant aller jusqu'à 1% de la masse salariale. Selon le gouvernement, 116 pénalités financières ont été infligées en 2016 pour un montant total de 613.000 euros.