Education bienveillante : "L'idée est de mettre en avant les bons comportements"

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Sur Europe 1, le pédopsychiatre Gilles-Marie Vallet a plaidé pour une éducation bienveillante, où toute brutalité serait bannie.

INTERVIEW

Ne lui parlez pas de fessée et préférez le terme "sanction" à celui de "punition". Le pédopsychiatre Gilles-Marie Vallet plaide pour une éducation bienveillante. "L'idée est de dissuader l'enfant, mais de manière pertinente", a-t-il expliqué lundi dans Il n'y en a pas deux comme elle.

"L'idée est de mettre en avant les bons comportements". Parents en 2016 n'est pas une tâche aisée. Ils sont sans cesse tiraillés entre des discours paradoxaux, entre excès de laxisme ou de sévérité. Au milieu de ces avis parfois contraires, Gilles-Marie Vallet tente de donner une ligne directrice à travers le concept d'éducation bienveillante. "L'idée est de mettre en avant les bons comportements, pour que l'enfant soit encouragé à faire des choix pertinents", indique le pédopsychiatre.

Fessée : "chacun pourra trouver son expérience". Parmi les fondements de l'éducation bienveillante, figure le bannissement de la brutalité. "De la fessée jusqu'à l'intimidation", précise Gilles-Marie Vallet. Selon le spécialiste, la fessée n'est pas efficace car "cela consiste en une punition générale".

Pour le pédopsychiatre, "une sanction pertinente, c'est une sanction qui sera en lien avec la bêtise". Et pour ceux qui répètent "qu'une fessée de temps en temps ne fait pas de mal", Gilles-Marie Vallet a la réponse. Selon le spécialiste, sur le plan individuel, "chacun pourra trouver son expérience", mais "la fessée, comme les châtiments corporels, va tendance à aller crescendo".