Sécurité routière : volant et écran ne font pas bon ménage

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Sécurité routière : volant et écran ne font pas bon ménage
Le téléphone au volant, un comportement accidentogène. @ AFP
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GPS, smartphones, applications mobiles : les Français sont nombreux à utiliser ces écrans en conduisant, malgré l'interdiction légale.

En 2015, 3.464 personnes ont trouvé la mort sur les routes. Un chiffre en hausse depuis deux ans qui ne pousse pourtant pas tous les conducteurs à changer leurs habitudes. En effet, s'ils sont une majorité à reconnaître le problème, les conducteurs européens, à commencer par les français, ne changent rien à leur façon de faire. Certains comportements empirent même et notamment ceux en lien avec les objets connectés. En effet, selon le troisième baromètre Vinci Autoroutes, les Français sont 36% à paramétrer leur GPS en roulant, soit 5 points de plus que l'an dernier. Ils sont aussi toujours plus nombreux à utiliser leur smartphone au volant.

Le téléphone encore utilisé au volant.Le téléphone, le GPS, les applications routières pour signaler un accident, un embouteillage ou un radar occupent de plus en plus de place dans les voitures françaises malgré les différentes interdictions. Si 74% des Français sont favorables à l'interdiction totale du téléphone au volant, en vigueur en France, la mesure est loin d'être appliquée par tous, malgré une sanction de 135 euros d'amende et le retrait de 3 points sur le permis de conduire en cas d'infraction. "Sur mon téléphone, je suis en conversation régulièrement en conduisant. Je ne colle pas trop les voitures pour avoir un peu de marge, je fais super attention, mais c'est un rythme que l'on a pris. Pour moi ce n'est pas plus dangereux que cela", explique à Europe 1 un conducteur rencontré dans les rues de Paris.

Le GPS autorisé, mais risqué.Le GPS est aussi utilisé en conduisant. "Je programme mon GPS le plus souvent quand je suis à l’arrêt, mais il m'arrive de le faire en commençant à rouler", explique un autre conducteur. "Il est possible, si on m’appelle sur le chemin et que l'on me donne une autre direction, que je prenne l'adresse que l'on me donne pour changer la direction. Là j’utilise mon GPS en roulant", admet un autre. Pour Bernadette Moreau, déléguée générale de la Fondation Vinci, la réaction est typique des conducteurs français : "c'est totalement paradoxal. Il y a une conscience du risque, ce qui est positif, mais il n'y a pas encore de changement dans les comportements et en particulier sur les objets connectés. La raison est simple : nous y sommes de plus en plus attachés et nous avons donc de plus en plus de mal à les lâcher, même en voiture".