Drame de Nantes : le chauffard n'a toujours pas été entendu

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Drame de Nantes : le chauffard n'a toujours pas été entendu
@ AFP
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L'homme qui a foncé dans la foule sur le marché de Noël de Nantes a été placé en psychiatrie le 31 décembre, à l'issue de son hospitalisation.

Le 22 décembre dernier, au volant d'un véhicule utilitaire, il avait fauché dix piétons dont l'un est mort, sur un marché de Noël de Nantes. Plus de deux semaines après les faits, l'homme n'a toujours pas pu être entendu par les enquêteurs. Le chauffard de 37 ans a été placé en psychiatrie le 31 décembre "et son état ne permet pas une audition", selon Brigitte Lamy, procureur de Nantes, confirmant une information de Ouest-France.

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Il a été "interné d'office en psychiatrie à l'issue de son séjour à l'hôpital", a précisé de son côté la direction départementale de la sécurité publique de Loire-Atlantique sur son compte Twitter. D'après Ouest-France, l'homme a été admis au pôle psychiatrie du CHU de Nantes où il avait hospitalisé aux urgences puis en réanimation juste après le drame. 

Des propos confus et 1,80g d'alcool dans le sang. Le 22 décembre, l'automobiliste, ivre, avait percuté la foule avec une fourgonnette blanche, en plein centre de Nantes. Il s’était ensuite sérieusement blessé en s'assenant plusieurs coups de couteau. Il avait été hospitalisé sous surveillance policière, en attendant d'être interrogé en garde à vue par les enquêteurs.

Les prélèvements sanguins ont révélé un taux de 1,80 g d'alcool par litre de sang, soit près de quatre fois la limite autorisée. Un des piétons fauchés, Virgile, 25 ans, avait succombé le lendemain des faits à ses blessures. Un carnet avait été retrouvé à bord de la voiture après l'agression, contenant "des propos pour le moins confus", avait expliqué le procureur Lamy. L'homme y disait "sa haine de la société" et évoquait "un risque d'être tué par les services secrets". Il y affirmait aussi que "sa famille le dénigrait sur internet", avait précisé le procureur, ajoutant qu'il avait porté plainte le 12 décembre contre ses proches.