Double infanticide : un couple fusionnel

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Double infanticide : un couple fusionnel
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La mère et le beau-père de Mélissa et Jason, retrouvés morts empoisonnés en 2005, vivaient en vase clos.

Le troisième jour du procès des époux Steijns, accusés d'avoir empoisonné Mélissa et Jason en 2005, a révélé un couple fusionnel. Après leur mariage en mai 2003, Jean-Paul Steijns et Marie-Hélène Martinez ont coupé progressivement les ponts avec leur entourage.

Le père des enfants, Antoine Correlejo, a redit à la barre ses difficultés à exercer ses droits. Entre juin 2004 et juin 2005, il ne parvient pas à voir Mélissa et Jason. Il trouvait porte close à chaque fois qu’il se rendait au domicile de leur mère à Marseille, malgré la quinzaine de plaintes qu’il a déposées.

"On a l'impression d'une vie sectaire, vous ne voyez plus votre propre famille, il n'y a plus d'amis et les enfants ne voient plus leur père", a souligné le président de la Cour, Jean-Pierre Deschamps. "Steijns était trop jaloux", a expliqué Marie-Hélène Martinez. "Ma femme avait honte de sa famille, on s'est retrouvé en vase clos", a rétorqué son mari.

En outre, Mélissa et Jason ne sont pas scolarisés pendant une année entière, en 2004-2005. Leur beau-père "m'a dit qu'ils déménageaient à Plan de Cuques", une commune proche de Marseille, a raconté Jacques Lericholme, directeur de l'école primaire. Quand les enfants reprennent les cours à la rentrée 2005, poursuit-il, ils ont "un très bon niveau scolaire" et sont "éveillés, intelligents", malgré leur longue absence.

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