Double infanticide : le beau-père dit avoir agi par amour

  • A
  • A
Double infanticide : le beau-père dit avoir agi par amour
Partagez sur :

Deuxième jour du procès de la mère et du beau-père de Mélissa et Jason, retrouvés morts empoisonnés en 2005.

Le beau-père de Mélissa et Jason, morts empoisonnés en 2005, a aidé sa femme à préparer le cocktail mortel de médicaments car il "ne pouvait pas accepter de la perdre". C’est ce qu’il a assuré au deuxième jour du procès, mardi, devant les assises des Bouches-du-Rhône.

Enfermé dans le box des accusés, d’un ton détaché, Jean-Paul Steijns raconte : la veille du crime, Marie-Hélène Martinez, alors enceinte de huit mois, "me dit qu'elle a réfléchi par rapport à l'expulsion" qui se profilait après une série de loyers impayés. Pour elle, "il était hors de question que les enfants aillent chez leur père. La seule solution, c'était de s'en débarrasser pour repartir sur des bases nouvelles."

"Au départ, je ne l'ai pas prise au sérieux, poursuit le beau-père des deux enfants. J'ai essayé de lui donner des arguments" pour l'en dissuader, mais "elle m'a fixé un ultimatum", menaçant de partir, affirme Jean-Paul Steijns, qui ajoute : "je ne pouvais pas accepter de perdre ma femme". Elle avait déjà "écrasé un tas de médicaments", enfonce Jean-Paul Steijns et elle "m'a demandé de les incorporer à la viande" pour préparer les cannellonis qui seront servis aux enfants le soir fatidique.

"Ça suffit maintenant !", s’exclame alors Marie-Hélène Martinez, la mère des deux enfants, qui a de nouveau clamé son innocence lundi. Le président de la Cour s'étonne: "On a du mal à comprendre que pour cet amour et cette passion, vous prenez ce risque considérable". "La quantité était assez petite, je n'imaginais pas que cela puisse provoquer leur mort, pour moi ça allait les faire dormir", avance l'accusé, qui dit avoir été "pris dans une spirale".

Le couple, poursuivi pour "attentat à la vie de mineurs de moins de 15 ans par l'administration de substances de nature à entraîner la mort avec préméditation", risque la réclusion criminelle à perpétuité lors du verdict qui est attendu vendredi.

> Retour sur la 1ère journée du procès