Don d'un rein au conjoint: les femmes beaucoup plus généreuses

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Don d'un rein au conjoint: les femmes beaucoup plus généreuses
Les femmes seraient poussées par des principes altruistes plus que les hommes @ AFP
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Selon une étude de 2016, les épouses compatibles donnent plus souvent leur rein que leurs maris alors que cette transplantation ne présente pas de risque particulier pour le donneur.

Les femmes sont plus généreuses que les hommes pour les greffes de rein entre conjoints puisqu'elles donnent cet organe cinq à six fois plus souvent qu'eux, selon des organisations internationales pour la santé rénale.

36% des femmes donneuses contre 6,5% des hommes compatibles. La Journée internationale des droits des femmes et la Journée mondiale du rein sont célébrées en même temps ce 8 mars. La Société internationale de néphrologie (médecine du rein) et la Fédération internationale des fondations du rein en ont profité pour rappeler l'inégalité entre les sexes dans leur discipline.

"36% des épouses mais seuls 6,5% des maris compatibles donnent leur rein", selon des données d'Eurotransplant, organisation qui promeut et coordonne les transplantations d'organes dans neuf pays européens dont la Belgique et le Luxembourg.

Les femmes plus donneuses que receveuses. Les chiffres sont issus d'une étude publiée en 2016 dans la revue Visceral Medicine. Celle-ci donnait aussi des estimations selon lesquelles près de deux tiers des receveurs d'un rein transplanté dans le monde étaient des hommes, mais deux tiers des donneurs des femmes.

"Même s'il est difficile de pointer une raison spécifique à la plus forte proportion d'épouses que de maris donneurs, des éléments laissent penser que les femmes sont motivées par des raisons telles que l'altruisme et le désir d'aider un membre leur famille à survivre", a commenté l'ancienne présidente de la Société internationale de néphrologie, la Canadienne Adeera Levin. 

Un don avec peu de conséquences. En l'absence de contre-indication, donner un rein ne présente pas de risques particuliers pour la santé, hormis ceux liés à l'opération (complications anesthésiques, douleurs post-opératoires). Une enquête menée en France entre 2009 et 2012 sur la santé des donneurs avait montré qu'après avoir récupéré de cette opération, les donneurs se sentaient légèrement moins en bonne santé qu'avant le don. Mais globalement, ils étaient en très bonne santé par rapport au reste de la population, parce que la sélection est drastique.