Dix millions de tonnes de nourriture gaspillées tous les ans en France

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Dix millions de tonnes de nourriture gaspillées tous les ans en France
Image d'illustration.@ AFP
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Selon l'Ademe, en moyenne en France, 30 grammes de nourriture sont gaspillés par personne à chaque repas. 

Dix millions de tonnes de produits alimentaires, d'une valeur commerciale de 16 milliards d'euros, sont perdues ou gaspillées tous les ans en France, a indiqué jeudi l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe).

Aussi dans la phase de production. "On observe des pertes et gaspillages à chaque étape de la chaîne alimentaire", constate l'agence : au moment de la consommation (33% du total des pertes et gaspillages) mais aussi de la production (32%), de la transformation (21%) et de la distribution (14%). "L'ensemble du gaspillage et des pertes ne sont donc pas concentrés sur la phase de consommation, contrairement à l'idée largement répandue", souligne l'Ademe.

Restauration collective. Chez lui, chaque consommateur gaspille 26 kg de nourriture par an. Cela représente "environ 30 g par repas et par convive", précise l'Ademe. En restauration collective et commerciale, les pertes et gaspillages sont "quatre fois plus importants", avec 130 g par repas et par convive. "Cela tend à montrer que ce sont davantage des contraintes qui conduisent aux pertes et gaspillages qu'un comportement 'non responsable'", estime l'agence. En effet, dans ce type de restauration, "le choix est imposé, il est difficile d'ajuster les portions à chacun et très rarement possible de conserver ce que l'on n'a pas fini".

La salade, victime de sa fragilité. Les fruits et légumes sont surtout perdus et gaspillés au niveau de la production (produits abîmés, surproduction, exigences du marché). Mais pour les salades, les pertes et gaspillages sont "importants à chaque étape", à cause de leur fragilité et des exigences des distributeurs et des consommateurs. Pour les produits des filières animales, les pertes et gaspillages sont "beaucoup plus faibles que pour les productions végétales", mais "les impacts économiques et carbone sont plus significatifs", indique encore l'Ademe.