Deux ans après, hommage aux victimes de l'attentat de l'Hyper Cacher

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Deux ans après, hommage aux victimes de l'attentat de l'Hyper Cacher
L'hommage aux victimes de l'Hyper Cacher s'est tenu dans une tente dressée devant le commerce.@ CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP
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Un hommage a été rendu lundi aux victimes de l'attentat de l'Hyper Cacher, où le terroriste Amedy Coulibaly a tué quatre Juifs lors d'une prise d'otage il y a deux ans jour pour jour.

De sobres hommages ont été rendus lundi aux victimes du djihadiste Amédy Coulibaly en janvier 2015, à Montrouge où une policière municipale avait été tuée, puis devant la supérette cacher de la porte de Vincennes à Paris, où quatre Juifs ont été assassinés le 9 janvier lors d'une prise d'otages. Lundi soir, des représentants de la communauté juive, les anciens otages et les familles des victimes se sont rassemblés dans une tente dressée devant l'enseigne lumineuse de l'Hyper Cacher, sous très haute protection.

"Nous sommes toujours vigilants". Bruno Le Roux, la maire de Paris Anne Hidalgo, la présidente de la région Île-de-France Valérie Pécresse, les anciens Premiers ministres Manuel Valls et François Fillon, le président du Conseil français du culte musulman (CFCM) Anouar Kbibech étaient présents. "Nous, Français juifs, retrouvons peu à peu notre place dans la communauté nationale. Nous étions vigilants, nous le sommes toujours. Au moins nous ne sommes plus des cibles dans l'indifférence", a souligné devant l'assistance le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), Francis Kalifat.



Bougies et prières. "Nous n'oublierons jamais Philippe Braham, Yohan Cohen, Yoav Hattab et François Michel Saada, victimes de la haine antijuive", a poursuivi le responsable de la vitrine politique de la première communauté juive d'Europe. Après l'allumage de bougies à la mémoire de toutes les victimes des attentats djihadistes, le grand rabbin de France, Haïm Korsia, a récité un psaume, le kaddish (sanctification) des endeuillés, la "prière pour la République" habituellement dite dans les synagogues, avant qu'une vibrante Marseillaise ne soit entonnée.