Détournement de fonds publics : Guérini et Ciot relaxés

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Détournement de fonds publics : Guérini et Ciot relaxés
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Le président du Conseil général des Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guérini, a été relaxé lundi par le tribunal correctionnel de Marseille. 

L'INFO. Le sénateur et président du Conseil général des Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guérini et le président de la fédération PS du département, Jean-David Ciot ont été relaxés lundi par le tribunal correctionnel de Marseille. Ils étaient poursuivis pour détournements de fonds publics.

Dans ce dossier, le seul pour lequel Jean-Noël Guérini a été renvoyé en correctionnelle mais qui reste mineur au regard d'autres affaires dans lesquelles il est mis en examen, le parquet avait requis un an d'inéligibilité et six mois de prison à l'encontre des deux responsables politiques.

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De quoi étaient-ils soupçonnés ? La justice suspectait M. Ciot, ancien collaborateur de M. Guérini, d'avoir bénéficié d'un licenciement de complaisance de la part du président du Conseil général des Bouches-du-Rhône, moyennant 65.000 euros d'indemnités, pour lui permettre de se présenter aux législatives de 2012. Le parquet avait évoqué un "licenciement aberrant", s'interrogeant notamment sur l'absence de préavis de licenciement, qui prouvait selon lui "l'intentionnalité" des deux prévenus. 

Si M. Ciot avait posé un préavis, il n'aurait pas pu se présenter aux législatives, un loi d'avril 2011 imposant aux collaborateurs des collectivités territoriales de démissionner au moins un an avant l'échéance électorale. M. Guérini avait reconnu avoir décidé de licencier son collaborateur sans vouloir "à aucun moment (...) pensé violer la loi" et ne pas s'être occupé des détails du licenciement. 

Une relaxe, mais plusieurs affaires en cours. Jean-Noël Guérini, démissionnaire du PS en avril 2014 avant de fonder un mouvement politique concurrent, "la force du 13", n'est pour autant pas sorti d'affaires. Il reste mis en examen pour trafic d'influence et association de malfaiteurs dans plusieurs dossiers de marchés publics présumés frauduleux, tout comme son frère Alexandre, soupçonné d'accointances avec le milieu.

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