Des sans-papiers surveillent toujours les gares parisiennes

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Des sans-papiers surveillent toujours les gares parisiennes
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La SNCF a changé de prestataire pour la surveillance des gares à Paris, mais des maîtres-chiens sans-papiers y sont toujours affectés.

Sur le papier, la surveillance des gares parisiennes va changer de titulaire. Dans les faits, il n'en sera rien : la société Challancin, qui a succédé à Vigimark dans le gardiennage des gares parisiennes, s'est engagée à reprendre les quelque 500 salariés de cette entreprise, y compris quelque 40 maîtres-chiens sans-papiers, placés au coeur d'une passe d'arme entre la SNCF et son ancien prestataire de services.

Pour ces vigiles sans-papiers, c'est une bonne nouvelle : leur "régularisation des sans-papiers est en marche", se félicite même le syndicat Sud. "Les dossiers des 39 salariés sans-papiers sont déposés à la préfecture", précise Christian Mahieux, l'un des secrétaire général du syndicat.

Vigimark, elle, crie au scandale : dans une lettre intitulée "la SNCF m'a tuée", la société insiste sur les "responsabilités de donneur d'ordre" de Guillaume Pepy, le président de la SNCF. Déplorant des "méthodes pour le moins expéditives", le président de la société Vigimark, Jean Luc Lattuca, rappelle avoir interpellé la SNCF dès novembre 2008 "sur la situation de travailleurs dits en situation irrégulière", qui "s'étaient fait embaucher -bien avant 2005- au sein d'un de vos précédents prestataires".

"Vous n'échapperez pas à vos responsabilités (...) de fossoyeur d'un groupe dont la mise au tapis hâtive, dans un premier temps, de 600 de ses employés, ne va pas manquer à court terme de mettre en péril un effectif de plus de 2.000 autres collaborateurs", conclut-t-il.