Des profs mutés par erreur à l'autre bout de la France

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Des profs mutés par erreur à l'autre bout de la France
@ THOMAS SAMSON / AFP
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Un mail envoyé à près de 30.000 fonctionnaires de l'Education nationale leur indiquait qu'ils étaient mutés de Lille à Toulouse ou Grenoble.

Petite frayeur pour les enseignants et chefs d'établissements du second degré de l'Académie de Lille. Tous ont reçu mercredi un mail leur annonçant qu'ils étaient mutés à Toulouse et Grenoble. Un mail envoyé à près de 30.000 fonctionnaires de l'Education nationale sur leur messagerie personnelle. Ce message, en réalité à l'origine d'un bug informatique, a provoqué un véritable début de panique dans le monde enseignant.

"Votre affection est envisagée dans l'académie de Toulouse". Quand il a ouvert sa boite mail, Farid a sursauté sur sa chaise en découvrant le message que venait de lui envoyer la direction des ressources humaines de l'Education nationale. Le courrier indiquait à ce prof de comptabilité de la région lensoise qu'il se retrouvait muté à l'autre bout de la France. "Je vous informe que votre affection est à ce jour envisagée dans l'académie de Toulouse", peut-il lire sur le mail.

"Moi je n'ai rien demandé, je suis très bien dans mon académie, mais apparemment on m'envoie d'office à Toulouse. C'est curieux", réagit-il au micro d'Europe 1.

"Qu'est-ce-que j'ai fait de mal pour mériter ça ?". En réalité, comme près de 30.000 enseignants de la région, Farid a reçu un mail qui était seulement destiné à trois de ses collègues. Un bug informatique qui lui a causé une petite frayeur. "Je me suis dit : 'qu'est-ce-que j'ai fait de mal pour mériter ça ?' Je me suis dit que c'était une erreur. Face à des collègues qui sont malmenés et stressés, j'imagine un peu l'angoisse supplémentaire que ça peut ajouter", raconte-t-il.

"La confiance est cassée". En quelques heures, les syndicats d'enseignants ont donc été submergés d'appels et l'erreur a été réparée. Mais, selon Sylvie Vinsard du syndicat CFE-CGC de l'éducation, la situation reste embarrassante. "L'Education nationale veut mettre le paquet sur les nouvelles technologies. Mais, eux-mêmes, au niveau des nouvelles technologies, ils ne sont pas du tout à la pointe. Nous, on fait confiance à notre employeur, mais, une fois de plus, la confiance est cassée", déplore la syndicaliste sur Europe 1.

Jeudi après-midi, le ministère a envoyé un message assurant tout faire pour régler ce problème informatique. La grande migration des professeurs de Lille vers Toulouse n'aura donc pas lieu.

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