Dernier pic de crue attendu dans l'Essonne, difficile retour à la normale

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Dernier pic de crue attendu dans l'Essonne, difficile retour à la normale
Les inondations en Île-de-France. @ KENZO TRIBOUILLARD / AFP
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La ville de Corbeil-Essonnes devrait subir mardi des inondations dans deux de ses quartiers, avant que la rivière Essonne n'entame sa décrue.

Le dernier pic de crue était attendu mardi dans l'Essonne, au terme d'une semaine d'inondations exceptionnelles qui ont fait quatre morts et des dégâts dont le coût d'indemnisation pourrait dépasser le milliard d'euros. Seuls l'aval de la Seine, à Elbeuf et Rouen, le Cher et l'Essonne devaient être mardi en vigilance orange, selon l'organisme de prévention Vigicrues.

Deux quartiers inondés ? La ville de Corbeil-Essonnes, où la rivière Essonne se jette dans la Seine, est particulièrement exposée. Deux quartiers pourraient se trouver inondés mardi, avant que la décrue commence, lentement, en fin de journée. "On est prêt, les gymnases sont préparés, les voitures ont été déplacées, les populations sensibles repérées. On a eu trois jours pour se préparer activement", a assuré le maire Jean-Pierre Bechter (LR). "Mais jamais de mémoire d'homme on n'avait vu une telle crue en Essonne".

La Seine à 4,93 mètres. La situation ne devrait cependant pas affecter le niveau de la Seine, qui continue à baisser, doucement mais sûrement : la crue atteignait 4,93 m dans la nuit de lundi à mardi, soit plus d'un mètre de moins que son maximum trois jours plus tôt (6,10 m). Plusieurs jours au moins seront nécessaires au retour du fleuve à la normale, mais les analystes restent prudents, l’œil sur de possibles pluies significatives annoncées pour la semaine prochaine.

Indemnisation. Depuis une semaine, des centaines de communes ont été touchées par ces inondations, des milliers d'entreprises, de commerces, d'agriculteurs affectés, sans oublier les particuliers. Quelque 3.000 foyers étaient toujours privés d'électricité en Île-de-France lundi soir. Manuel Valls a annoncé lundi un "fonds d'extrême urgence" pour les sinistrés sans ressource ayant tout perdu, en attendant les indemnisations des assureurs. De leur côté, les agriculteurs touchés ont demandé à l'Etat de déclarer l'état de calamité agricole pour bénéficier du Fonds national de gestion des risques en agriculture (FNGRA) chargé de compenser les pertes sur des cultures pour lesquelles ils ne sont souvent pas assurés.