Déraillement du RER C : l'automobiliste était sous cocaïne

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Déraillement du RER C : l'automobiliste était sous cocaïne
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A l'origine du déraillement du Transilien, ce conducteur de 29 ans a aussi été contrôlé positif au cannabis. Et il n'était pas assuré.

La ligne C du RER est restée fermée mardi entre la gare d'Austerlitz et Juvisy, et entre Saint-Quentin-en-Yvelines et Versailles-Chantiers, à cause des travaux "extrêmement importants" rendus nécessaires par le déraillement d'un train dimanche soir à Choisy-le-Roi. Des navettes ferroviaires ont circulé toutes les 30 minutes environ sur les autres branches de la ligne.

Aucun train n'est parti de Paris-Austerlitz mardi à la suite de cet accident. Pour Madrid et Barcelone, les voyageurs ont été acheminés en autocar jusqu'aux gares de Tours et des Aubrais, d'où ils ont pris leur train.

La SNCF envisage une réouverture partielle "mercredi" et totale "en fin de semaine". "Je n'ai pas le souvenir d'un accident de cette importance sur le RER depuis des années, a déclaré le PDG de la SNCF Guillaume Pépy. On va faire le maximum, on va mobiliser tous les experts, tous les dépanneurs pendant la période" de blocage.

Le Transilien a déraillé dimanche soir à la hauteur de Choisy-le-Roi, dans le Val-de-Marne, sans se renverser. L'accident a fait 36 blessés. Trois cents personnes ont été évacuées du train par la centaine de pompiers venus les secourir.C'est la chute d'un bloc de béton sur la voie, causé par un automobiliste, qui a provoqué le déraillement.

L'automobiliste en question a été contrôlé positif au cannabis et la cocaïne, a-t-on appris mardi. "La concentration de cannabis était faible, mais elle était beaucoup plus forte au niveau de la cocaïne, ce qui laisse supposer qu'il en avait consommé peu de temps auparavant", a exposé une source judiciaire. Âgé de 29 ans, domicilié à Vitry-sur-Seine, dans le Val-de-Marne, et connu des services de police, le chauffeur de la Renault Clio avait un taux d'alcoolémie de 1,18 g dans le sang. Et il n'était pas assuré.

Le coût des travaux consécutifs au déraillement pourrait être compris "entre 5 et 10 millions d'euros" selon la SNCF.

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