Denis Horeau : "Le problème de l'eau est important et il faut absolument le traiter"

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Denis Horeau est le directeur de l'International CleanTech Week, qui se déroule à Annecy du 19 au 24 juin. Un événement qui a pour mission de repérer des solutions innovantes pour préserver l'environnement et notamment l'eau.

CIRCUITS COURTS

Le constat dressé par Denis Horeau concernant les ressources en eau de la planète est lourd. "Aujourd'hui, on a deux milliards de personnes qui n'ont toujours pas accès à des services d'eau fiables. C'est absolument considérable ! En France, on utilise 150 litres d'eau par jour et par personne. Ça plante le décor", rappelle le directeur de l'International CleanTech Week dans l'émission Circuits Courts sur Europe 1 lundi.

"On est très fragile." Cela signifie qu'il existe encore une très forte inégalité face à l'accès à l'eau. Mais, "d'autre part, ça veut dire qu'on est très fragile". "On jette à la mer, chaque année, neuf millions de tonnes de plastique. Ça me fait tourner la tête ces chiffres-là", se lamente l'ancien directeur de course du Vendée Globe.

Denis Horeau lance donc un appel : "Le problème de l'eau est important et il faut absolument le traiter." Même si "on ne va pas le traiter du jour au lendemain" ni "avec une technologie", il estime que l'on "va sans doute progresser dans notre prise de conscience, changer de paradigme et faire confiance aux jeunes générations qui arrivent et qui elles, amènent des solutions".

"Donner aux jeunes générations la possibilité de s'exprimer." "C'est exactement pour cela" qu'il a mis au point l'International CleanTech Week (Semaine internationale des technologies vertes en français), qui se tient à Annecy du 19 au 24 juin. Il s'agit d'un événement "destiné au grand public pour lui permettre de tester et découvrir les innovations technologiques de demain", est-il expliqué sur le site officiel.

Avec ce festival des technologies vertes, "on fait de la prévention, de l'éducation, de la sensibilisation", détaille Denis Horeau : "On met un cadre pour donner aux jeunes générations qui arrivent avec des solutions, la possibilité de s’exprimer. Ça va se faire en une ou deux générations. Ça ne va pas se faire tout de suite mais, ça y est, le chemin est lancé." Mais surtout, "on voit que le public demande ces solutions", se réjouit-il.