Démantèlement de la "Jungle" de Calais : "une question de jours", assure Cazeneuve

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Démantèlement de la "Jungle" de Calais : "une question de jours", assure Cazeneuve
"Nous arrivons au moment où nous allons engager cette opération", a annoncé le ministre de l'Intérieur.@ LIONEL BONAVENTURE / AFP
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Le ministre de l'Intérieur a promis mardi que les migrants de la jungle seraient hébergés "dans des conditions dignes".

Le démantèlement de la "Jungle" de Calais est "maintenant une question de jours", a affirmé mardi le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, en promettant une mise à l'abri "dans des conditions dignes" des migrants vivant sur le campement.

Un démarrage le 24 octobre "Nous arrivons au moment où nous allons engager cette opération", a-t-il ajouté devant l'Assemblée nationale. De sources proches du dossier, on précise préparer cette gigantesque opération, avec pour objectif un démarrage le 24 octobre, avant la période hivernale.

Mise en protection. L'évacuation se fera "d'abord en mettant à l'abri dans des conditions dignes, qui relèvent de la tradition de notre pays au regard du droit d'asile", les migrants - femmes, enfants et personnes en situation vulnérable notamment - qui sont "depuis des mois dans la boue", a assuré le ministre de l'Intérieur, en parlant d'une "volonté humanitaire de mise en protection". Les migrants seront dirigés vers des Centres d'accueil et d'orientation (CAO) qui ont permis d'accueillir "près de 6.000 personnes qui, pour 80% d'entre elles, ont accédé à l'asile", a-t-il rappelé.

La question sensible des mineurs. Au sujet des enfants et adolescents, Bernard Cazeneuve a parlé d'une "discussion extrêmement dure" engagée avec le gouvernement britannique, car "nous ne pouvons pas, nous les Français, mettre à l'abri 13.000 personnes qui relèvent du droit d'asile et le gouvernement britannique ne pas prendre ses responsabilités pour les mineurs isolés qui ont des liens avec la Grande-Bretagne". Ces discussions "avancent de façon très positive" et "nous serons en situation d'organiser le départ vers la Grande-Bretagne d'enfants qui ont des liens familiaux avec ce pays", a-t-il ajouté.