De nouvelles analyses pour relancer l'affaire Nelly Haderer

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De nouvelles analyses pour relancer l'affaire Nelly Haderer
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Le parquet a ouvert une nouvelle information judiciaire pour tenter d'élucider le meurtre de cette mère de famille commis en 1987.

Nouveau rebondissement dans un feuilleton judiciaire vieux de vingt ans. Dans l'affaire Nelly Haderer, du nom de cette mère de famille de 22 ans tuée en 1987, le parquet de Nancy a décidé d'ouvrir une nouvelle information judiciaire.

L'instruction devrait d'abord porter sur la recherche de traces de micro-ADN sur les scellés, notamment sur un couteau, des vêtements et un mouchoir appartenant à la victime. "Il y a deux traces de sang distinctes sur le couteau : l'une appartenant à la victime, l'autre inconnue", a expliqué Me Pierre-André Babel, l'avocat de la famille. Certaines pièces ont déjà été expertisées, mais les parties civiles tablent sur les progrès de la science qui ont, notamment, permis de rouvrir l'affaire du petit Grégory en décembre dernier. Les résultats ne devraient cependant pas être connus avant plusieurs mois.

Une première instruction avait abouti à un non-lieu, en septembre 1994. Puis, après la diffusion de l'émission de télévision "Témoin n°1" et de nouveaux témoignages, une nouvelle information judiciaire avait été ouverte en septembre 1997. Elle avait débouché sur la mise en examen de Jacques Maire, un maçon de 55 ans, qui a toujours crié son innocence.

Egalement mis en cause pour le meurtre en 1983 d'une autre jeune femme, Odile Busset, Jacques Maire avait été successivement condamné à 15 ans de réclusion pour le meurtre d'Odile Busset, et déclaré non coupable du meurtre de Nelly Haderer en 2004. En appel, deux ans plus tard, il était reconnu coupable du meurtre de Nelly Haderer, et condamné à 20 ans de réclusion criminelle. Une condamnation annulée pour vice de procédure en 2006. Le maçon avait finalement été acquitté en octobre dernier.

Le corps de Nelly Haderer avait été retrouvé dénudé, mutilé et découpé en morceaux sur une décharge proche de Nancy, le 31 janvier 1987. Si cette nouvelle information judiciaire n'aboutit pas, le dossier pourrait être définitivement classé.