Dans les coulisses du troisième débat de la primaire de la gauche

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Dans les coulisses du troisième débat de la primaire de la gauche
Les couleurs du plateau qui doit accueillir le débat de jeudi ont été légèrement modifiées entre la primaire de la droite et celle de la gauche. @ Christophe RUSSEIL / FTV
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Jeudi soir, les sept candidats à la primaire de la "Belle alliance populaire" échangeront une dernière fois avant le premier tour du scrutin. Europe 1 a visité les coulisses du studio qui accueillera leur ultime débat.

REPORTAGE

Pour la deuxième fois en quelques mois, le studio de l'Émission politique est en pleine transformation. A Saint-Cloud, les locaux qui ont accueilli les derniers échanges des candidats à la primaire de la droite et du centre au mois de novembre s'apprêtent à voir leurs homologues de gauche jeter leurs dernières forces dans la bataille, jeudi soir. Un peu plus de 24 heures avant le débat, organisé par France 2 et Europe 1, les techniciens fignolent les derniers préparatifs dans une ambiance relativement détendue.

"On est rodés". "A un moment, on a craint qu'ils soient dix ou onze, on aurait dû casser tout le plateau", explique Didier Froehly, le réalisateur. Coup de chance : comme pour la primaire de la droite, sept candidats s'affrontent à gauche. "Du coup, on est rodés, la plupart des tests sont déjà faits." Sur le plateau, on remarque en effet peu de changements par rapport à l'automne. La disposition des pupitres et l'espace (réduit) qui les sépare est le même, tout comme la disposition du public, toujours limité à dix proches par candidats, soit 70 personnes.

Entendu sur Europe 1
On a voulu éviter le jeu des chaises musicales avec les intervieweurs

On remarque tout de même quelques ajustements. Le pupitre des journalistes ne comporte plus deux, mais trois places. "Les trois intervieweurs (David Pujadas, Léa Salamé et Fabien Namias, ndlr) seront présents en permanence à table", commente Pascal Doucet-Bon, rédacteur en chef. "On a voulu éviter le jeu des chaises musicales du débat de la droite, faire plus simple. " L'habillage a aussi été légèrement modifié, se rapprochant des couleurs traditionnelles de la gauche. "Lors du deuxième débat, ils ont opté pour du rouge", relève le réalisateur. "Chez nous, les pupitres seront lavande, une nuance qui se remarquera à peine."

Sylvia Pinel à la place de NKM. Comme pour la primaire de la droite, l'ordre des pupitres des candidats a été tiré au sort. Et comme pour la primaire de la droite, le hasard a placé la seule femme en lice au centre des débats : jeudi soir, Sylvia Pinel occupera la place où se trouvait Nathalie Kosciusko-Morizet à l'automne, entre Arnaud  Montebourg et Benoît Hamon. "Encore une fois, on a veillé à ce que l'égalité de traitement soit parfaite", insiste Didier Froehly : sept caméras de la même marque, fixées sur sept pieds identiques, sont braquées sur chacun des pupitres, pour l'instant occupés par des figurants.

Entendu sur Europe 1
Les égos devraient être un peu moins compliqués à gérer jeudi

"Je sais que j'ai de bons clients pour les plans de coupe", analyse le réalisateur, visiblement enthousiaste. "Montebourg, Valls, Hamon, et Peillon en embuscade… Ça risque de se jouer entre eux, on aura toujours des yeux sur leurs réactions." A ses yeux, la mission est moins périlleuse qu'en novembre. "La dernière fois on avait trois ex-Premier ministre. Les égos devraient être un peu moins compliqués à gérer jeudi", sourit-il.

"On va aller chercher le clivage". Et sur le fond ? "On n'est pas dans le même contexte que pour la primaire de la droite", estime Pascal Doucet-Bon. "Il y a eu très peu de temps entre les différents débats, et l'actualité n'est pas très riche : tous les candidats ont un peu le même menu." Mais le rédacteur en chef le martèle : "nous ne serons pas la voiture-balais du débat. On va aller chercher la nouveauté, le clivage." Jeudi soir, les sept prétendants à l'investiture seront interrogés sur des thèmes peu abordés lors de leurs précédents échanges, comme la santé, le chiffrage de leurs programmes ou la fracture territoriale. Au milieu des débats, une "carte blanche" leur permettra de parler d'un point fort de leur programme pendant dix minutes.

Avec ce programme, le rédacteur en chef espère une audience "assez remarquable". "Au vu des scores des premiers débats, la primaire suscite moins d'intérêt que celle de la droite chez les télespectateurs", reconnaît-il. "Mais on met le même nombre de gens sur le dispositif, avec le même appétit. Ce n'est pas un débat au rabais."