Dans les CAO, "c'est une nouvelle vie qui commence" pour les migrants

  • A
  • A
Partagez sur :

Dans le CAO de Saint-Brévin-les-Pins, en Loire-Atlantique, les 47 migrants arrivés en provenance de Calais goûtent avec bonheur à leur nouvelle vie.

REPORTAGE

Une semaine après le démantèlement de la "jungle" de Calais, les réfugiés font leurs premiers pas dans leur nouvelle ville. Dans le centre d'accueil et d'observation (CAO) de Saint-Brévin-les-Pins, en Loire-Atlantique, 47 réfugiés sont arrivés en début de semaine dernière.

Ici, c’est comme une nouvelle vie qui commence.

Reprendre son souffle. Après des mois passés à Calais, dans le plus grande bidonville d'Europe, Noureddine a retrouvé le sourire. "Je me sens vraiment heureux. C’est bien mieux qu’à Calais. Tous les gens ici apprécient les réfugiés", s'enthousiasme ce Soudanais. Motoki, lui, a passé huit mois au milieu de la lande calaisienne. Dans le CAO de Saint-Brévin-les-Pins, il reprend son souffle et commence même à penser à l'avenir. "Ici, c’est comme une nouvelle vie qui commence. Tous les matins, je cuisine, je lis des livres, je joue au football, je vais voir la mer… Mon rêve pour le futur, c’est d’être médecin ici", confie-t-il.

Mon rêve pour le futur, c’est d’être médecin ici.

La routine s'installe. Des cours de français doivent débuter cette semaine, ce qui devrait participer à l'intégration des migrants. Pour Valentin, éducateur spécialisé dans le CAO, l’arrivée de ces 47 réfugiés est une réussite. "On accueille des gens très fatigués et aujourd’hui, ils tentent de se reposer", constate-t-il. "On rentre dans une routine. Les gens, de manière autonome, font du ménage, entretiennent les extérieurs…", se réjouit-il.

Un accueil plus chaleureux que prévu. À Saint-Brévin-les-Pins, en Loire-Atlantique, des coups de feu avaient été tirés sur le centre, quelques semaines avant l'arrivée des réfugiés. La commune de 12.000 habitants était restée pendant plusieurs jours en proie aux tensions. Finalement, l'accueil dans ce centre de vacances pimpant, situé à quelques mètres de la mer, n'a pas été hostile, au contraire. Depuis l’arrivée des réfugiés, de nombreuses personnes sont venues spontanément proposer leur aide. La solidarité s’organise.