Crashs tests à Paris devant 300 collégiens

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Crashs tests à Paris devant 300 collégiens
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La simulation très réaliste avait pour but de marquer les jeunes spectateurs, premiers concernés par l'usage des deux-roues.

Simulation spectaculaire mardi sur le Champ-de-Mars à Paris. Alex circulait sur son scooter, le casque mal enfilé, quand un automobiliste distrait a grillé le stop à 50 km/h. Le choc, très violent a suscité les cris d'effroi de 300 collégiens de 13 à 17 ans. Alex, dont le casque a volé, est mort sur le coup. Sauf les cris des collégiens impressionnés par la collision, tout était faux. Il s'agissait d'un crash test basé sur un accident bien réel, organisé par la préfecture de police (PP) et l'assureur MMA pour sensibiliser les jeunes qui sont surreprésentés dans les accidents de la route.

Ecoutez le reportage de Noémie Schulz sur le Champ-de-Mars :


Le commandant Jean-Pierre Jurkowski, chef du service central des accidents de la PP qui intervient sur tous les accidents mortels, raconte : "Il nous arrive encore de voir des cyclomotoristes le casque accroché au bras ou mal enfilé sur la tête. En cas de choc, la tête est pratiquement toujours touchée". Alex, selon un médecin, avait 95% de risques d'être tué et 5% de rester paraplégique ou tétraplégique.

Auparavant, un autre crash test, cette fois-ci avec un vélo, a montré les dangers de l'angle mort. A moins de 10 km/h, une camionnette qui redémarrait a tourné sur sa droite sans voir un cycliste qui a été projeté à terre sur la tête à quelques centimètres des roues.

Sur les cinq cyclistes tués dans la capitale en 2008, quatre l'ont été du fait d'un problème de visibilité d'autres usagers de la route.

Jeudi, les Experts Europe 1 répondront à toutes vos questions sur la sécurité au volant et l'automobile.