Crash : Yemenia entretiendrait des zones d’ombre

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Crash : Yemenia entretiendrait des zones d’ombre
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Plus d’un mois après le crash au large des Comores, les familles des victimes dénoncent les lenteurs de l’enquête et les difficultés administratives.

Une nouvelle réunion d’information a eu lieu jeudi à Paris mais les familles des victimes du crash de l'A310 de la Yemenia le 30 juin dernier au large des Comores en sont ressorties déçues. Elles dénoncent non seulement les lenteurs de l'enquête et le manque de considération des autorités mais aussi le manque de transparence dont ferait preuve volontairement Yemenia.

Principal reproche adressé à la compagnie aérienne du Yémen, déjà pointée du doigt pour ses manquements à la sécurité : la non-publication de la liste officielle avec les noms des 152 passagers à bord au moment du drame. Ce document est indispensable notamment pour établir un jugement déclaratif de décès. Et au-delà entamer un vrai travail de deuil.

"Les familles des victimes font rapidement le lien entre l’absence de communication de cette liste et les menaces qui ont été brandies par cette compagnie sur l’achat de 10 Airbus A380. Suite à ces menaces, on a le sentiment que tous les moyens sont pas mis en œuvre de façon diplomatique pour imposer à Yemenia cette attestation de présence », a expliqué sur Europe 1 l'avocat des familles des victimes, Me Fabien Perez.

Après ce crash, 25 corps ont pu être repêchés. Aucun n’a dans l’immédiat été identifié. Quant aux dossiers ante mortem, constitués avec les éléments médicaux ou dentaires des victimes et les prélèvements ADN fournis par les familles des victimes, ils ne sont pas encore complets, selon une source proche du dossier. Seul point positif : les deux boîtes noires de l’appareil ont été localisées et pourraient être récupérées à la mi-août.