Cosmétiques "indésirables" : une enquête va être ouverte

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Cosmétiques "indésirables" : une enquête va être ouverte
La DGCCRF a annoncé qu'elle allait enquêter sur les produits cosmétiques "indésirables" toujours en vente.@ FRANCOIS LO PRESTI / AFP
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La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes a annoncé qu'elle allait enquêter sur les produits cosmétiques "indésirables" toujours en vente.

La liste de l'UFC-Que choisir ne cesse de s'allonger. L'association de consommateurs a recensé plus 1.000 produits cosmétiques, toujours disponibles dans les rayons, contenant "un ou plusieurs ingrédients indésirables". La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a annoncé, par le voix de Loïc Tanguy, directeur de cabinet adjoint, qu'elle allait "mener des contrôles pour voir si ces produits sont toujours vendus aujourd'hui et pour quelles raisons".

"Nous allons tenir compte des informations de l'UFC." "Nous sommes très attentifs chaque année sur les cosmétiques", a-t-il assuré, alors que la DGCCRF a contrôlé 8.000 références l'année dernière. "Au-delà de nos actions de contrôle, nous allons tenir compte des informations de l'UFC", a-t-il précisé.

Le 7 juin dernier, l'association avait repéré 23 produits incorporant dans leurs formules des substances "rigoureusement interdites" et pourtant vendus sur le marché, appelant la Commission européenne à "publier enfin une définition ambitieuse des perturbateurs endocriniens".

Un perturbateur endocrinien interdit depuis 2015. Un fond de teint contenant de l'isobutylparaben, un perturbateur endocrinien interdit dans l'Union européenne depuis 2015, avait notamment été recensé. D'autres produits listés contiennent de la MIT, un allergisant interdit dans l'UE depuis le mois de février 2017.

En cas de délit de tromperie à caractère intentionnel démontré par la justice, un fabricant ou importateur de produits interdits risque gros. Deux ans de prison et une amende de 30.000 euros, qui peut s'élever à 150.000 euros dans le cas d'une personne morale. Une porte-parole de la DGCCRF a précisé qu'un distributeur condamné pour tromperie risque deux ans de prison et jusqu'à 300.000 euros d'amende.