Contrôle d'identité : 23 ZSP vont expérimenter l'enregistrement vidéo obligatoire

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Contrôle d'identité : 23 ZSP vont expérimenter l'enregistrement vidéo obligatoire
Les forces de l'ordre réaliseront des contrôles d'identité avec une caméra-piéton@ DENIS CHARLET / AFP
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Le ministère de l'Intérieur a annoncé la mise en place d'un test de l'enregistrement vidéo des contrôles d'identité. 23 zones de sécurité prioritaires sont concernées. 

L'expérimentation débute mercredi. Vingt-trois zones de sécurité prioritaires (ZSP) sont concernées par la phase test de l'enregistrement vidéo obligatoire des contrôles d'identité réalisées à l'aide de caméras-piétons, a indiqué le ministère de l'Intérieur, mardi.

Un test d'un an. "Parmi les 23 sites retenus, figurent notamment des ZSP à Paris intra muros, en petite et grande couronnes, ainsi que dans des départements comme la Haute-Garonne ou bien les Alpes-Maritimes", a précisé le ministère. Cette disposition fait l'objet d'un décret en cours d'examen par le Conseil d'Etat.

"Cette expérimentation va se dérouler au sein de certaines zones de sécurité prioritaires, et pour une période maximale d'un an, à l'issue de laquelle les directeurs généraux de la Police et de la Gendarmerie Nationales remettront au ministre de l'Intérieur un rapport d'évaluation sur l'impact de ces enregistrements systématiques sur le déroulement des interventions", a détaillé le ministère de l'Intérieur.

La caméra "apaise la relation lors d'un contrôle". Police et gendarmerie sont actuellement équipées de 2.600 caméras-piétons. Selon le ministre de l'Intérieur, Bruno Le Roux, ce chiffre sera "au moins doublé". Il a demandé aux services du ministère "de passer dans les meilleurs délais un nouveau marché afin de doter, dans les prochains mois, l'ensemble des militaires et fonctionnaires intervenant en ZSP de caméras-piétons". 

Alors que le débat sur les rapports entre la police et la population, notamment dans les quartiers sensibles, a été relancé par la violente interpellation dont a fait l'objet Théo à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) début février, le gouvernement a estimé que ce dispositif "apais(ait) la relation lors d'un contrôle".