Affaire Grégory : la confrontation entre Murielle Bolle et son cousin n'a rien donné

  • A
  • A
Affaire Grégory : la confrontation entre Murielle Bolle et son cousin n'a rien donné
Murielle Bolle avait 15 ans au moment des faits. @ GERARD CERLES / AFP
Partagez sur :

La confrontation entre Murielle Bolle, témoin clef de l'affaire Grégory, et un de ses cousins n'a pas permis d'avancer dans l'enquête. 

"Chacun des protagonistes est resté sur ses positions", a indiqué le procureur général Jean-Jacques Bosc. La confrontation organisée vendredi à Dijon entre Murielle Bolle, témoin clef de l'affaire Grégory, et un de ses cousins n'a pas apporté de percée dans l'enquête. Murielle Bolle "a réitéré qu'elle n'avait pas fait l'objet de violences", alors que son cousin "a confirmé ses déclarations", affirmant qu'elle avait été rouée de coups et poussée par sa famille à revenir sur son témoignage incriminant son beau-frère Bernard Laroche.

"Les deux discours ne concordent pas". Murielle Bolle a également affirmé qu'elle "ne connaissait pas" ce parent, "qui est quand même son cousin germain", a relevé le procureur lors d'une courte conférence de presse, tenue à l'issue de trois heures de face-à-face. "On est parole contre parole", a déclaré aux journalistes Me Jean-Christophe Tymoczko, qui défend le cousin de Murielle Bolle, entendu pour la première fois fin juin, 32 ans après le crime.

"Les deux discours ne concordent pas. De ce côté-là, on n'a pas beaucoup avancé", a résumé Me Jean-Paul Teissonnière, l'un des avocats de Murielle Bolle. "Le mythomane a encore frappé", a renchéri un autre de ses conseils, Me Christophe Ballorin.

La rétraction de Murielle Bolle au cœur des investigations. Au cœur des investigations : la rétractation éclair, il y a plus de 32 ans, de Murielle Bolle, qui était alors adolescente, après un témoignage accablant son beau-frère Bernard Laroche pour le rapt de Grégory, 4 ans, retrouvé mort dans la Vologne le 16 octobre 1984.

Selon le procureur général, qui a jugé que le cousin était un témoin "crédible", "l'information (judiciaire) se poursuit. Il y a une commission rogatoire et les gendarmes poursuivent les investigations".